Les cheminots ultra mobilisés dans le Sud

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Les cheminots ultra mobilisés dans le Sud
Les cheminots ultra mobilisés dans le Sud

« Hervé, tu arrêtes les merguez deux minutes ? » Micro en main, perché sur un banc à proximité des barbecues enfumés et d'une inattendue petite piscine hors sol installée sur le côté de la gare de Nice, Najim Abdelkader, responsable local CGT-Cheminots, s'apprête à ouvrir l'assemblée générale de ce vendredi matin. « Nous vous proposons de maintenir la pression et d'amplifier le mouvement », conclut-il à l'issue de son discours mêlant défense des acquis, refus de la réforme de la SNCF avec trois Epic (1) et charges sur « les peigne-c? de technocrates de l'UMP et du PS » ainsi que sur le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, affublé du titre de « sosie officiel de DSK ». SUD-Rail prend ensuite la parole. L'affaire est de toute façon entendue dans l'assistance.

« Plus ça durera, plus on aura de chance d'obtenir ce qu'on veut », estime une jeune guichetière. « J'ai l'impression que l'on s'installe dans un conflit dur », pronostique un cheminot à la retraite venu soutenir les collègues. Un autre fait les comptes. « La grève coûte entre 70 et 80? par jour, dit-il. Je vais devoir réduire mon budget vacances : je ne pourrai pas payer la voiture de location sur place. Tant pis ! »

Comme eux, ils ont été, hier, 186 à voter, à bulletin secret, la poursuite de la grève avec seulement... dix voix contre. Une forte mobilisation confirmant l'ampleur du mouvement dans le sud de la France où, par exemple, seul un TER sur sept circulait sur l'axe Les Arcs-Vintimille et un sur cinq entre Marseille et Nice. Le taux de grévistes semblait dans la même veine : « A Nice, on enregistre 100% chez les contrôleurs et les personnels qui réparent les caténaires, 77% chez les conducteurs, 40% pour le service général? », affirme le représentant CGT du secteur.

Des chiffres impossible à vérifier puisque la SNCF refuse de les communiquer localement, mais qui ne semblent pas ...

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  • pascalcs le samedi 14 juin 2014 à 17:40

    Ah ça, dans le Sud Est, travailler n'est certainement pas le premier des soucis,en se levant le matin. Par contre arnaquer son prochain, là c'est open bar.

  • fbordach le samedi 14 juin 2014 à 09:33

    Bienvenue au Kolkhoze! Eh oui, vous comprenez il y a la plage et l'apéro en bouffant des olives...

  • froggy83 le vendredi 13 juin 2014 à 22:46

    dans le sud-est, prendre le train pour arriver à l'heure au travail, c'est comme prendre un ticket de loto!

  • d.jousse le vendredi 13 juin 2014 à 21:54

    Le sud un tas de glandus qui nous pompent tous les jours.