Les chefs de l'Etat islamique justiciables de crimes de guerre-Onu

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GENEVE, 14 novembre (Reuters) - Les chefs militaires du groupe djihadiste Etat islamique peuvent et doivent être traduits devant la justice internationale pour crimes de guerre à grande échelle dans le nord-est de la Syrie, ont estimé vendredi les enquêteurs indépendants des Nations unies. Les experts appellent les grandes puissances à faire en sorte que les chefs du groupe qui fait régner la terreur à coups de décapitations, de lapidations et d'exécutions sommaires de civils et de combattants, répondent de leurs actes devant la Cour pénale internationale (CPI). "En se livrant à des massacres collectifs de combattants capturés et de civils après leurs offensives, les membres de l'EIIL (ndlr: Etat islamique en Irak et au Levant, ancien nom de l'EI) ont commis des violations flagrantes les lois humanitaires internationales et des crimes de guerre à grande échelle", dit leur rapport. Ce texte de 20 pages, publié vendredi, se base sur les témoignages recueillis lors de plus de 300 entretiens avec des Syriens qui ont fui ou vivent encore dans le nord-est de la Syrie, y compris dans la ville d'Alep. Il souligne que les combattants étrangers, dont beaucoup sont attirés en Syrie par les vidéos des crimes d'une extrême violence commis par les combattants de l'EI, ont gonflé les effectifs du groupe et forment l'essentiel de sa hiérarchie. Il note également que depuis le début des raids aériens américains fin septembre, les habitants d'Alep rapportent que les djihadistes se réfugient davantage dans des maisons et des fermes habitées, ce qui a entraîné des pertes civiles lors des bombardements. (Stéphanie Nebehay; Tangi Salaün pour le service français)

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  • M8252219 le vendredi 14 nov 2014 à 16:06

    La lenteur politique dans toute sa splendeur, mais il n'est jamais trop tard.