Les chefs de Daech liquidés

le , mis à jour à 08:42
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Les chefs de Daech liquidés
Les chefs de Daech liquidés

Comme d'autres chefs de l'Etat islamique, Mohammed al-Furqan avait une place de choix tout en haut de la « kill list » des militaires américains. Et sa mort, déjà annoncée par Washington, a été confirmée lundi par l'organisation djihadiste. Tué par une frappe de drone début septembre, près de Raqqa, en Syrie, Al-Furqan était le « ministre de l'Information » : il supervisait une partie de la production des fameux films de propagande ultraviolents, parfois tournés sur un mode hollywoodien, et s'occupait de certaines vidéos de torture et d'exécution relayées sur les réseaux sociaux.

 

Al-Furqan était l'adjoint de Mohammed al-Adnani, « le ministre des Attentats », celui qui avait appelé à frapper les Français « par tous les moyens », lui-même abattu, le 30 août dernier par une frappe de la coalition.

 

Depuis que les responsables du Pentagone ont décidé de mettre en place leur programme d'élimination ciblée, en 2015, plus d'une quarantaine de dirigeants ou de figures emblématiques du groupe Etat islamique en Irak et en Syrie ont trouvé la mort. Parmi eux, Jihadi John, le bourreau anglais de Daech, celui qui a décapité les otages occidentaux. Mais également Omar al-Chichani, le redoutable chef militaire venu de Tchétchénie, Abou Salah, le trésorier de l'organisation, Fadhil Ahmad al-Hayali, considéré comme le numéro deux lors de sa mort en 2015, Abdel Rahmane al-Qadouli, commanditaire de plusieurs attentats importants et responsable des finances du groupe. Ou encore Basim Mohammed Sultan al-Bajari, ministre adjoint de la Guerre, et Talib al-Hamdumi, l'un des principaux commandants militaires de Mossoul, la deuxième ville d'Irak. Une hécatombe.

 

Tout se décide aux Etats-Unis, à des milliers de kilomètres de la Syrie et de l'Irak. Et plus précisément au sein de l'état-major du Joint Special Operations Command (JSOC), un organisme ultrasecret chargé de coordonner les unités des forces ...

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