Les chefs d'établissement exaspérés par le « 2.0 »

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Préparation de la rentrée des classes 2016 à Cenon (Gironde) le 31 août.
Préparation de la rentrée des classes 2016 à Cenon (Gironde) le 31 août.

Deux syndicats de personnels de direction appellent à la mobilisation pour dénoncer l’inflation des tâches informatiques et la pluie de directives « du sommet ».

Ne leur parlez pas de téléservices, de bases de données, d’applications, de logiciels… En cette rentrée des classes marquée par la menace terroriste – à laquelle l’Etat leur demande de faire barrage – mais aussi par la réforme du collège – qu’ils doivent appliquer à marche forcée –, les chefs d’établissement ne cachent plus leur exaspération.

Eux qu’on entend peu, d’ordinaire, mais que l’on sait gré de « faire tourner » les collèges et lycées, pointent, tous, la même dérive : la pluie d’outils informatiques qui leur vole du temps et les éloigne du « cœur de leur métier » : l’impulsion pédagogique, la responsabilité éducative, la gestion des ressources humaines. « 10 % de nos collègues citent la maintenance informatique parmi leurs trois principales tâches, s’énerve Philippe Tournier, proviseur à Paris et porte-parole du syndicat SNPDEN-UNSA. Remplir des tableaux, noircir des colonnes de chiffres, recopier des rangées de noms : on ne fait presque que ça depuis la rentrée ! Ajouté au déferlement de circulaires, d’ordres et de contre-ordres qui nous inondent du sommet, ça finit par devenir insupportable ».

Son syndicat, majoritaire dans la profession, a appelé principaux et proviseurs à la mobilisation le 21 septembre, sous le slogan « Assez 2.0 ». Autre organisation, même malaise : ID-FO inaugure cette semaine les « vendredis de la colère », une journée durant laquelle les chefs d’établissement sont invités à réviser leur emploi du temps – limiter les réunions, ignorer le té...

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  • charleco il y a 8 mois

    La destruction de l'Education nationale ne peut être qu'une volonté délibérée pour niveler par le bas les nouvelles générations.