Les chauffeurs de transport collectif à leur tour dans la rue

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PARIS (Reuters) - Plusieurs centaines de chauffeurs de transport collectif ont manifesté mercredi à Paris pour protester contre la décision du gouvernement de veiller à ce qu'ils ne puissent pas travailler pour les plateformes de VTC, en réponse à la grogne des taxis.

Une "marche républicaine" a eu lieu de la gare Montparnasse aux Invalides à l'appel de l'association Alternative mobilité transport (AMT) et avec le soutien de plateformes de VTC (Véhicules de tourisme avec chauffeur).

Les chauffeurs de transport collectif - transportant de deux à neuf personnes avec une licence dite "Loti" - disent être plus de 10.000 à exercer sur des plateformes numériques comme Uber, Allocab ou Snapcar.

Or, le gouvernement, confronté la semaine dernière à un nouveau mouvement de colère des chauffeurs de taxi, a annoncé des mesures pour lutter contre l'utilisation détournée des licences Loti par les plateformes électroniques de réservation de VTC.

Selon les chauffeurs de taxi, les chauffeurs Loti qui ne peuvent pas transporter moins de deux voyageurs à la fois font ainsi des courses pour une seule personne.

"Travailler à 100% sur ces plateformes, c'est impossible. Mais si on nous écarte des applications de VTC, c’est la mort assurée", répond dans Libération Jean-Marc Bouaziz, vice-président de l'AMT et gérant de la société "My Transporter".

Il reconnaît que la prise en charge d'un seul client est illégale, mais estime que les autorités ont volontairement maintenu le statu quo pendant des années.

"On les a incités à s’inscrire sur des plateformes de réservation. On ne peut pas fermer la porte avec une mise en demeure d’un mois. Nous sommes d’accord pour que le ménage soit fait, mais pas en envoyant un tsunami", ajoute-t-il.

Jean-Marc Bouaziz demande que l'Etat revienne sur cette notion de groupe. "Qui peut transporter neuf personnes peut en transporter une, non ? Nous voulons aussi qu’il accorde une carte professionnelle VTC à nos salariés et qu’il autorise la maraude électronique".

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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