Les charges de copropriété pourraient flamber cette année

le
0

À partir de juillet, les contrats de syndics seront uniformisés. Seules quelques prestations particulières pourront être facturées en plus du forfait de base. Les syndics devraient à cette occasion fortement augmenter leurs honoraires de gestion courante.

Les copropriétaires risquent d’avoir de très mauvaises surprises en découvrant bientôt le montant de leurs charges de copropriété. L’entrée en vigueur le 2 juillet prochain du forfait de base du contrat type de syndic de copropriété, censé mettre fin aux abus, pourrait finalement faire flamber leurs factures. Voté il y a un peu plus d’un an dans le cadre de la loi Alur, le nouveau contrat de syndic liste les prestations pouvant donner lieu à une rémunération complémentaire, considérant que les autres tâches sont incluses dans le forfait de gestion courante. Celui-ci incluera donc à l’avenir la préparation, la convocation et la tenue de l’assemblée générale annuelle de la copropriété, la tenue de la comptabilité du syndicat, l’ouverture d’un compte bancaire séparé (désormais obligatoire), l’archivage ou encore l’accès en ligne des documents relatifs à la copropriété.

Mais, «les professionnels de l’immobilier profitent de l’entrée en vigueur du contrat type du syndic pour revendiquer une nouvelle augmentation de leurs honoraires de gestion courante», alerte l’Association des responsables de copropriété (Arc). «Afin de rester très compétitifs, pendant de longues années les syndics de copropriété ont fait du dumping sur les honoraires de base. En parallèle, ils ont multiplié en parallèle les facturations complémentaires, dont certaines illégales ou abusives, qui représenteraient jusqu’à 60% de la rémunération totale du syndic», justifie Émile Hagege, directeur général de l’Arc.

Résultat, «certains syndics annoncent déjà une augmentation substantielle de leurs honoraires de gestion pouvant atteindre jusqu’à 60 % en essayant d’intégrer dans le forfait de base des prestations abusives ou illégales, comme par exemple le forfait administratif ou un service d’assistance technique 24/24», poursuit-il.

L’an dernier, certains syndics ont déjà facturé la mise en place d’un compte bancaire séparé, obligatoire depuis le 25 mars 2015. Cela s’est traduit pour certains copropriétaires par une majoration de 20 % à 30 % des honoraires. «Nous considérons qu’une augmentation de 20 % est acceptable, uniquement si le syndic n’a pas procédé lors de l’exercice précédent à une revalorisation de ses honoraires», estime le directeur général de l’Arc.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant