Les chantiers qui attendent Vincent Peillon à l'Education

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Les chantiers qui attendent Vincent Peillon à l'Education
Les chantiers qui attendent Vincent Peillon à l'Education

PARIS, 16 Mai - Vincent Peillon, nommé mercredi ministre de l'Éducation nationale, hérite d'un domaine dont François Hollande a fait la priorité de son quinquennat et qui concentre une part importante des dépenses annoncées.

Lors de sa première journée à la tête de l'État, mardi, François Hollande a lancé un signal au corps enseignant en rendant hommage à Jules Ferry, père de l'école laïque, gratuite et obligatoire, et en réitérant ses principales promesses de campagne.

Les attentes sont donc grandes dans le monde de l'éducation, dont les relations sous l'ère Sarkozy avec les ministres Xavier Darcos puis Luc Chatel ont été difficiles.

Parmi les mesures annoncées, les syndicats comptent particulièrement sur le recrutement de nouveaux personnels et le rétablissement de la formation professionnelle des enseignants, deux sujets qui les ont opposés au précédent gouvernement.

Et si l'élection de François Hollande a été bien reçue par les syndicats enseignants, l'état de grâce pour le nouveau ministre, son conseiller pour l'éducation pendant la campagne présidentielle, risque d'être de courte durée.

Pour le Snes-FSU, l'alternance marquée par l'élection de François Hollande "doit maintenant déboucher sur la concrétisation des espoirs qu'elle suscite."

François Hollande a promis le recrutement de 60.000 postes dans l'Éducation nationale sur les cinq prochaines années, dont une partie dès la rentrée, avec notamment 1.000 postes supplémentaires dans le primaire.

Les syndicats espèrent la mise en place de mesures immédiates, notamment l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire. Autre mesure que Vincent Peillon a annoncé dès la prise de fonction de François Hollande : l'abrogation du décret sur l'évaluation des enseignants, très critiqué par les syndicats car il confiait cette mission aux chefs d'établissement.

Dans un communiqué, le Snes-FSU estime qu'un plan d'urgence pour la rentrée 2012 "doit être le premier pas d'un renouveau pour l'Éducation et particulièrement le second degré."

Le Syndicat national des enseignants du second degré appelle les personnels dans tous les collèges et les lycées "à se réunir pour définir les traductions locales" de ce plan d'urgence et les faire connaître.

Les syndicats espèrent également le rétablissement d'un dialogue social apaisé entre gouvernement et syndicats.

"Nos collègues veulent être entendus, reconnus et respectés", écrit Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA Éducation sur le site internet du syndicat. "L'attente est immense et les chantiers sont considérables dans une situation économique peu favorable", ajoute-t-il.

Chine Labbé, avec Gérard Bon

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