Les Champs-Élysées, un véritable aimant pour les marques

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La baisse de la fréquentation touristique n’y fait rien, côté pair ou côté impair, les grandes marques comme les plus petites se pressent toujours autant. Et les loyers se maintiennent à des niveaux records.

Malgré des visiteurs étrangers moins nombreux dans la capitale et des chiffres d’affaires en berne chez les commerçants parisiens, l’avenue des Champs-Élysées (VIIIe arrondissement) tire son épingle du jeu. Combinant la promenade et la destination shopping, cette artère est mondialement connue. Avec une fréquentation annuelle de 100 millions de visiteurs (dont 25 millions de touristes), l’avenue longue d’1,9 kilomètre continue d’attirer comme un aimant les enseignes françaises et internationales qui y voient l’occasion de disposer d’une vitrine emblématique en France. Des boutiques de luxe y côtoient des magasins d’entrée de gamme.

«Les marques se renouvellent régulièrement. Cela s’effectue généralement par vague», relève Thierry Bonniol, directeur France du département Commerce chez BNP Paribas Real Estate Transaction. «En trois ans, plusieurs transactions se sont réalisées tant en termes d’acquisitions que de locations», confirme Christian Dubois, directeur du département Commerce de Cushman & Wakefield. Si certaines marques ferment leur magasin des Champs (Mark & Spencer, Banana Republic), de «nouveaux arrivants» à plus ou moins brève échéance sont annoncés: Five Guys (1 500 m²) au numéro «49-51» (en remplacement d’Häagen-Dazs) qui ouvrira ses portes en décembre ; un Apple Store (6 200 m²) au «114» dont le permis de construire a été déposé ; une boutique M & M’s au «118» (suite au départ de Mercedes), un magasin Adidas au «22» et des Galeries Lafayette (9 000m2) au «52-60» à place du Virgin Megastore fermé depuis 2013.

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L’avenue la plus chère de France

Depuis déjà plusieurs années, cette avenue conserve sa place dans le peloton de tête des artères commerciales les plus chères du monde. Bien qu’en stagnation depuis deux ans, les loyers pratiqués font tourner la tête. Côté pair de l’avenue - 30 % plus fréquenté que l’autre trottoir car il est ensoleillé -, les valeurs culminent à 21 000 €/m²/an.

En face, du côté impair, les loyers montent jusqu’à 15 000 €/m²/an. «Faute d’offres et d’emplacements disponibles, l’écart entre ces deux trottoirs a, au fil des ans, tendance à se réduire», relève Thierry Bonniol. Afin de conserver la variété commerciale du site, de maintenir la présence de cinémas et de développer davantage l’offre culturelle considérée par les bailleurs comme moins rentable que du prêt-à-porter ou de la restauration debout, la Mairie de Paris a récemment décidé de réunir la dizaine de foncières, grandes propriétaires d’actifs immobiliers sur les Champs-Élysées. «À la manière de ce qui est organisé dans le cœur commercial de Londres, nous voulons associer ces bailleurs au développement commercial équilibré de l’avenue. Ils pourraient mettre la main à la poche comme le font déjà les locataires (les enseignes) via le Comité des Champs-Élysées, afin de participer à des animations et à de grands événements», explique Jean-Louis Missika, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, de l’architecture, du développement économique et de l’attractivité. Dans quelques semaines, Anne Hidalgo, l’édile de la capitale, devrait dévoiler plusieurs mesures pour rendre encore plus attractifs les Champs-Élysées. Ce programme devrait notamment comprendre une offre culturelle plus organisée, davantage de verdure, de circulations douces, le développement de terrasses et des roofs tops.

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