Les Chambres d'agriculture mobilisées pour relancer le bio

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Les Chambres d'agriculture mobilisées pour relancer le bio
Les Chambres d'agriculture mobilisées pour relancer le bio

Alors que la demande de produits bio ne cesse de progresser en France, très paradoxalement les agriculteurs bio ont le " blues ". " Les conversions ralentissent, et lors de successions la poursuite de l'activité en bio n'est plus toujours assurée ", vient de confirmer dans une conférence de presse Etienne Gangneron, le nouveau Président de l'Agence Bio et administrateur à l'assemblée permanente des Chambres d'Agriculture. Et, précise-t-il, " plusieurs régions n'ont reçu aucune demande de conversion depuis le début de l'année ".

Les raisons avancées sont multiples. L'agriculture bio est exigeante en travail et en main d'oeuvre. Elle coûte plus cher que l'agriculture conventionnelle. Les rendements ne sont pas réguliers, ni toujours suffisants. Les prix de revient sont donc plus élevés que dans l'agriculture conventionnelle. Pendant la période de conversion de trois ans les produits ne peuvent pas être labellisés bio. Et les prix de vente des produits bio ont baissé. A tel point que certains produits bio sont aujourd'hui au même prix que les produits non bio. A cela s'ajoute la concurrence des produits bio importés, moins chers que les produits français du fait d'une d'oeuvre beaucoup moins payée qu'en France et soumise à moins de charges sociales, et naturellement préférés par les grandes surfaces qui recherchent toujours les prix bas. Enfin les agriculteurs qui souhaitent développer leur activité dans le bio pour être plus compétitifs

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