Les CGPI retrouvent des charmes à la gestion d'actifs

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(NEWSManagers.com) - Les sociétés de gestion apprécieront. La gestion d'actifs marque à nouveau des points auprès des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). Selon la septième enquête annuelle (*) réalisée par L'Agefi au début de l'année 2014 - portant sur plus de 200 réponses de CGPI - il ressort que si l'assurance vie demeure bien le produit le plus conseillé sur ces trois dernières années (pour 96 % des interrogés), en 2013, ce sont les fonds flexibles qui ont été davantage recommandés que les fonds en euros : 65 % des CGPI ont affirmé ainsi avoir privilégiés ce type d'OPCVM contre 51 % pour les fonds en euros. Ces placements figurent même en quatrième position derrière les fonds actions classiques et les fonds diversifiés (qui avec 54 % et 55 % respectivement des recommandations, se trouvent parmi les produits les plus conseillés en 2013).

Considérer que les conseillers en gestion de patrimoine font preuve d'une plus grande témérité sans distinction des classes d'actifs serait aller vite en besogne. Les CGPI se sont en effet montrés sélectifs au sein de la classe " actions" : les fonds investis sur les pays émergents ont accusé un net repli par rapport à 2012. Seuls 10 % des répondants ont indiqué qu'il s'agissait des fonds actions qu'ils avaient le plus conseillés à leurs clients lors des 12 derniers mois, alors qu'en 2012, ils étaient... 50 %.

Par opposition, l'ensemble des fonds investis sur la zone euro, ou sur l'Europe, quelles que soient la taille des capitalisations, ont été très recherchées. 60 % des personnes interrogées environ les ont conseillés, soit près de trente points de pourcentage de plus d'une année à l'autre. Les fonds actions investis sur la France en ont également profité mais un cran en deçà. La progression est de onze points de pourcentage, à 36 % en 2013.

A l'international, l'étude note que " les fonds orientés sur l'Asie sont très marginalement préconisés même si les valeurs, japonaises et d'Amérique du Nord ont davantage marqué l'intérêt des CGPI." Les fonds " Actions Monde" ne font pas recette : seuls 17 % les ont franchement conseillés l'an dernier.

Autre élément intéressant : si ils restent minoritaires - à 44 % précisément - les CGPI déclarant s'intéresser à la gestion alternative, ont tout de même bondi de dix points de pourcentage entre 2012 et 2013. Cela étant, le niveau de 2011 n'a pas été encore retrouvé. Cette année-là, 48 % des personnes interrogées avaient alors répondu s'y intéresser.

A noter,en revanche, que les fonds d'obligations " corporate " n'ont guère été plébiscités par les CGPI l'an dernier. Ils n'ont été que 27 % à les avoir préconisés contre 50 % l'année précédente. Par ailleurs, les fonds à capital garanti ou à formule ne font plus recette. 65 % des personnes sondées ont indiqué que l'espérance de gain de ces produits est trop aléatoire par rapport à leur coût pour leurs clients pour les recommander. L'an dernier, toujours dans un contexte de taux bas, ils étaient 56 %... Il semble qu'il s'agit du frein principal car ils ne sont plus que 18 % - contre 25 % l'an dernier ?à considérer que ces produits sont souvent trop complexes à comprendre

Parmi les produits délaissés par les CGPI, les ETF figurent en bonne place. Les professionnels du patrimoine n'ont été que 10 % à les préconiser l'an dernier (contre 20 % en 2011). Plus précisément, parmi les ETF conseillés, les ETF indiciels sont les plus fréquemment cités (50 % en 2013 contre 24 % un an auparavant.

En matière de gestion typée, les fonds ISR ont également toujours autant de mal à convaincre les CGPI. Ils ne sont que 19 % à les recommander à leurs clients, relève l'enquête qui, en guise d'explications, évoque le manque de visibilité et de performance d'un produit surtout perçu comme un simple concept marketing. Cause ou conséquence, il y a peu de mise en avant commerciale de ces fonds par les asset managers.

La gestion d'actifs retrouve donc une bonne place dans les préconisations des conseillers auprès de leurs clients. D'ailleurs, dès lors qu'il s'agit d'aborder les grands défis des années à venir, ils ne sont que 5 % à citer l'adaptation à des produits de plus en plus complexes comme l'une des principales difficultés, contre 7 % en 2012 et... 13 % en 2010. En revanche, l'adaptation à la réglementation reste toujours la préoccupation majeure de ces professionnels. A 82 %, loin devant la croissance de leur cabinet (54 %) et le recrutement de nouveaux clients (46 %). Comparé à la précédente étude, cet ordre reste inchangé mais dans les trois cas, les taux de réponses ont progressé.

Enfin, pour ce qui concerne la question du commissionnement, dans le cadre de la directive MIF II, en préparation, 64 % des CGPI préfèrent conserver leur mode de rémunération par commissionnement. Quitte à ne plus être considérés comme indépendants.

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