Les CGPI de plus en plus pessimistes

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(NEWSManagers.com) - Si les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) gardent la foi dans leur métier, sans illusion, ils sont encore plus nombreux que lors des années précédentes, à estimer que leur profession se porte mal. En chiffres 71 % d'entre eux ont ainsi une perception positive contre 25 % qui pensent le contraire. Or, l'an dernier, ces proportions étaient respectivement de 86% et 12 % et en 2010 de respectivement 80 % et 18 %...

Tel est l'un des enseignements majeurs de la 6ème édition du baromètre des CGPI réalisé par BNP Paribas Cardif entre le 24 mai et le 14 juin qui note là une prise de conscience des difficultés économiques dans un environnement de crise. Les difficultés ont aussi eu des conséquences sur la vision du marché de l'assurance-vie, note l'étude. De fait, 82% des personnes interrogées considèrent que la crise a eu un impact sur le niveau de la collecte brute qui à 2,8 millions d'euros en moyenne par cabinet, retrouve un niveau équivalent à celui 2009.

Par ailleurs, relève l'enquête, la réduction des flux d'épargne au cours des douze derniers mois n'a affecté que deux CGPI sur cinq, et s'explique par l'aversion au risque des particuliers et l'attrait pour les produits d'épargne bilantielle ou l'investissement immobilier, ou encore le remboursement des crédits. Sur l'assurance vie à proprement parler, il ressort de l'étude que la solidité de la compagnie d'assurance joue un rôle encore plus important pour les clients (61 % contre 51 % en 2011) devant la qualité de la gamme financière éligible aux unités de compte (31 % contre 40 % en 2011). Plus de la moitié des CGPI estime que le contexte actuel a accru la recherche de sécurité et pour 38% d'entre eux, la demande de conseil. Dans le même ordre d'idée, 58 % des CGPI estiment que leurs clients leur font tout à fait confiance.

Parmi les grands défis auxquels sont soumis les CGPI, la réglementation particulièrement complexe tient largement la corde. Ils sont plus de neuf professionnels sur dix à l'avoir mentionné alors qu'ils sont un peu plus de sept personnes sur dix à considérer qu'il s'agit de trouver de nouveaux clients et près de six sur dix à faire accepter la facturation d'honoraires. Un CGPI sur cinq cite également le défi consistant à résister au regroupement de cabinets et à peu près autant à résister au développement des franchises. Pour autant, le niveau de recrutement des CGPI à 23 % depuis 2011 est resté stable par rapport à l'année dernière, sachant que ce sont les grosses structures qui recrutent davantage.
Enfin, sur les éléments ayant un fort impact sur la collecte et les décisions de diversification, les CGPI citent très majoritairement dans le premier cas le contexte économique (82 %) puis la volatilité des marchés financiers (72 %) et en ce qui concerne les décisions de diversification, le contexte économique (84 %) puis la crise des dettes souveraines (75 %).
Dans ce climat délicat, les CGPI restent prudents sur leurs perspectives de développement, conclut l'enquête de BNP Paribas Cardif. Notamment en raison de la tendance baissière de la collecte. 37% d'entre eux prévoient, certes, une hausse de la collecte (-19 points de pourcentage par rapport à l'année dernière), mais 62% d'entre eux jugent qu'elle sera modérée. A l'opposé, 24 % anticipent une baisse de la collecte pour 2012 (+15 points de pourcentage par rapport à 2011) mais une fois de plus, 62 % d'entre eux l'anticipent modérée.
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