Les cerises sont rares et chères cette année

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Une météo printanière grise et humide ainsi que l'interdiction d'un traitement contre un ravageur entraînent la rareté de ce fruit cette année dans les rayons. Quand on trouve des cerises, elles sont autour de 9 euros le kilo.

Comme on pouvait s'y attendre la cerise, premier fruit à noyau de la saison, est cette année rare et chère. Effectivement selon le dernier relevé de FranceAgriMer, l'organisme paritaire des statistiques du ministère de l'Agriculture, la moyenne des trois dernières semaines, atteint en grande surface 8,71 euros le kilo cette année, contre 7,15 euros en 2015 et 6,10 euros en 2014 soit une hausse de 43% en deux ans.

Deux raisons expliquent cette contre-performance. La première est liée à l'environnement. Depuis février dernier le ministère de l'Agriculture a interdit l'utilisation d'un traitement phytosanitaire, le diméthoate, contre un ravageur venu d'Asie, la drosophile Suzukii. Cette minuscule mouche qui pond ses larves dans la cerise peut anéantir dans les cas extrêmes la production de tout un verger en une dizaine de jours. La profession s'est trouvée soudainement désarmée contre ce fléau. Les alternatives pour lutter contre la drosophile ne sont pas encore au point.

La seconde explication est liée à la météo grise et humide du printemps. «Nous avons enregistré 80 millimètres de précipitations rien qu'en mai, plus 20 autres cette semaine», déplore Philippe Massardier directeur technique, au sein de la coopérative fruitière des Monts du lyonnais, la Sicoly. «Les fruits sont gorgés d'eau et ne tiennent pas dans les rayons des grandes surfaces.»

790 grammes de cerises par an et par Français

Avec 10.000 hectares, le cerisier est la sixième espèce fruitière cultivée en France. Elle arrive même au deuxième rang en nombre d'exploitations (4153 au total). La production a atteint en 2015, dans des conditions climatiques exceptionnelles, 42.400 tonnes, dont 33.400 tonnes pour la dégustation en frais, le reste pour la transformation. La cerise est principalement récoltée en Rhône-Alpes (35%), Provence-Alpes-Côte d'Azur (29%) et Languedoc-Roussillon (13%).

Le marché mondial - plus de 2 millions de tonnes - est dominé par la Turquie, les États-Unis et l'Iran. En Europe avec 786.000 tonnes, la Pologne, l'Italie et l'Espagne distancent la France, en huitième position.

Dans ces conditions défavorables, les amateurs de cerises devront donc faire preuve de retenue. Les Français mangent en moyenne 790 grammes de cerises par an et par ménage, au 16ème rang seulement des fruits consommés dans l'Hexagone. Une consommation qui cette année devrait être plus qu'éphémère!

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