Les centristes lancent leur campagne européenne sans Borloo

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LES CENTRISTES LANCENT LEUR CAMPAGNE POUR LES EUROPÉENNES
LES CENTRISTES LANCENT LEUR CAMPAGNE POUR LES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les centristes de l'Alternative ont lancé lundi à Paris leur campagne pour les élections européennes en s'efforçant de surmonter l'annonce, la veille, du retrait de la vie politique pour raisons de santé de leur chef de file, Jean-Louis Borloo.

Les dirigeants du rassemblement de l'UDI et du MoDem, qui rêvent d'un score à deux chiffres le 25 mai, veulent faire émerger l'idée qu'entre une UMP et un PS à la ligne européenne floue, les centristes sont "le pôle alternatif aux europhobes".

Ils ont estimé, à l'image de l'eurodéputée Marielle de Sarnez, que la détermination et l'esprit de rassemblement des militants qui ont présenté lundi les têtes de liste étaient "le plus beau des messages qu'on peut envoyer" à Jean-Louis Borloo.

"Il y a une ombre portée sur cette réunion, c'est celle de Jean-Louis, qui est l'un des rares hommes politiques (...) à ne pas avoir laissé le moindre doute sur le nécessité de se battre pour l'Europe", a ajouté l'eurodéputé Jean-Marie Cavada.

Après le retrait de Jean-Louis Borloo, 63 ans, artisan de la réconciliation spectaculaire avec le dirigeant du MoDem François Bayrou, l'UDI va devoir se trouver un chef capable de tenir tête à l'UMP de Jean-François Copé.

Un comité exécutif se réunira mardi pour désigner "une organisation de transition" chargée de préparer le congrès qui désignera le successeur de Jean-Louis Borloo.

Mais les énergies restent concentrées sur la campagne des européennes, un scrutin en vue duquel les deux partis du centre, traditionnellement pro-européen en France, s'étaient précisément rassemblés à l'automne dernier.

CONTRER LES "EUROFOSSOYEURS"

L'absence pendant plus de deux mois de Jean-Louis Borloo, pour cause de pneumonie et septicémie, avait ralenti le processus. Mais sous le label "Les Européens", les militants mettent aujourd'hui les bouchées doubles.

Le premier meeting aura lieu jeudi à Bordeaux, sous l'égide du nouveau maire de Pau François Bayrou, le président du MoDem qui a fait alliance avec l'UDI après avoir voté François Hollande en 2012, et le suivant le 14 avril à Strasbourg.

Les sondages maintiennent les listes de l'Alternative en quatrième position, derrière l'UMP, le FN et le PS. Mais les centristes veulent croire à une progression, même s'il ne leur reste que sept semaines pour convaincre.

Le député et responsable UDI Yves Jégo, coordinateur de la campagne, s'est dit convaincu que les centristes portaient à la fois le "non à Hollande" et le "oui à l'Europe".

Pour nombre de responsables de l'Alternative, le débat se fera entre eux et les "eurofossoyeurs" que sont à leurs yeux la présidente du Front national Marine Le Pen et le chef de file du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon.

"Face aux eurofossoyeurs, le tandem Mélenchon-Le Pen, il faut que vous soyez les euroconstructeurs", a lancé Jean-Christophe Lagarde, le secrétaire général de l'UDI.

"Nous devons redonner au projet européen sa place centrale dans le projet français", a renchéri Marielle de Sarnez, relevant que lors de la présentation du nouveau gouvernement de Manuel Valls, "le mot Europe n'est pas prononcé une seule fois".

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M7163258 le lundi 7 avr 2014 à 17:35

    M24 le cri du FN seul dans le désert

  • M2496916 le lundi 7 avr 2014 à 16:51

    Les eurofossoyeurs ? mais c'est vous les francofossoyeurs !!! dehors !!! vite votons MARINE.