Les candidats à la reprise d'Urenco invités à déposer des offres

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par Sophie Sassard et Anjuli Davies et Geert De Clercq LONDRES/PARIS, 9 octobre (Reuters) - L'Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont demandé aux candidats intéressés par leur société commune d'enrichissement de l'uranium Urenco URENC.UL de soumettre des offres provisoires d'ici la fin de l'année, ont déclaré des sources proches du dossier. Les trois pays, qui détiennent chacun le tiers du numéro deux du secteur derrière le russe Tenex, ont convenu d'éprouver l'intérêt du marché avant de lancer éventuellement une procédure de privatisation qui pourrait rapporter une dizaine de milliards d'euros, ont ajouté les sources. Areva AREVA.PA , Toshiba 6502.T , un consortium emmené par l'ancien patron Patrick Upson et divers fonds de capital investissement soumettront sans doute une proposition en décembre, ont encore dit les sources. Urenco, Areva, Toshiba et Upson n'étaient pas disponibles dans l'immédiat. La baisse des prix de l'uranium UXXc1 est susceptible de dégrader la valorisation d'Urenco, une société basée à Londres et créée en 1970, qui a publié un bénéfice brut semestriel en hausse de 19% mais qui a également fait état de prix déprimés, d'une demande atone et de stocks qui gonflent de plus en plus. "Rien de neuf, pas de nouvelles évolutions du dossier", a déclaré Coen Gelinck, porte-parole du ministère des Affaires étrangères néerlandais. Des responsables des gouvernements britannique et allemand n'avaient pu être joints dans l'immédiat. A la suite de la décision de l'Allemagne de renoncer au nucléaire en janvier 2013, Berlin avait annoncé que les sociétés de services aux collectivités E.ON EONGn.DE et RWE RWEG.DE , qui détiennent 33% du capital d'Urenco, voulaient vendre. Londres avait annoncé en avril 2013 son intention de céder ses propres 33%. Les Néerlandais sont plus prudents, affirmant qu'ils veulent que la société restent en de bonnes mains. Des sources au fait du dossier avaient précédemment dit à Reuters que les trois pays pourraient céder leurs parts sans livrer quoi que ce soit d'une technologie d'enrichissement secrète, conservant la prérogative d'empêcher toute prolifération. Areva, alourdi par une dette élevée mais qui vient de conserver ses notes de crédit, aurait du mal à soumettre une offre seul et devrait se chercher un associé. ID:nL6N0S44IW Pour Areva, investir dans Urenco serait une tactique défensive car il est déjà associé à cette société. Areva et Urenco sont propriétaires d'Enrichment Technology Company (ETC), qui produit des centrifugeuses pour leur seul usage. (Avec Arno Schütze et Tom Kaeckenhoff à Francfort, Anthony Deutsch à Amsterdam, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)


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