Les camps de migrants de Calais et Grande-Synthe moins peuplés

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MOINS DE MONDE DANS LES CAMPS DE MIGRANTS DU NORD DE LA FRANCE
MOINS DE MONDE DANS LES CAMPS DE MIGRANTS DU NORD DE LA FRANCE

LILLE (Reuters) - Les camps de migrants du nord de la France ont vu leur population baisser de manière importante depuis un mois, résultat des mesures prises pour empêcher le passage au Royaume-Uni et des solutions offertes par les autorités.

Le camp de migrants de Grande-Synthe, à proximité de Dunkerque (Nord), abrite désormais 1.900 personnes, soit 700 de moins en quelques semaines, a annoncé jeudi la préfecture.

"220 d’entre eux ont demandé l’asile, 310 ont rejoint un centre d’accueil et d’orientation ", dit-elle, ajoutant que 300 places de mise à l’abri sont disponibles pour les urgences humanitaires.

La préfecture évoquait en décembre la présence d’environ 2.600 migrants sur le site de Grande-Synthe mais des associations humanitaires estimaient ce nombre minoré.

A Calais, où vivent désormais 4.000 personnes, environ 2.000 migrants ont, d'après la préfecture, accepté depuis la fin 2015 le déplacement vers un centre d’hébergement dans d’autres régions que le Nord Pas-de-Calais Picardie.

Le préfet du Nord se félicite dans son communiqué de la mobilisation des services de l’Etat et des associations "pour proposer des solutions individuelles à toutes les personnes migrantes, afin qu’elles quittent le camp de Grande-Synthe et qu’elles puissent construire leur avenir".

Depuis plusieurs semaines, les services de l’Etat ont intensifié le dialogue avec les migrants pour leur proposer "de demander l’asile et/ou d’être hébergés sans aucune condition, dans un centre d’accueil et d’orientation sur l’ensemble du territoire national", précise la préfecture.

Les délégués de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et les bénévoles d’association relaient ce message dans la "jungle" de Calais et à Grande-Synthe, un terrain vague boueux occupé surtout par des Kurdes.

Médecins sans frontières et la mairie de Grande-Synthe ont annoncé la construction d’un nouveau camp aux normes internationales sur le site.

Cette réduction du nombre de migrants est aussi due aux mesures de protection, dont des barrières financées par le Royaume-Uni, prises pour empêcher l'accès au site d'Eurotunnel et du port de Calais, et donc le départ vers l'Angleterre.

La Belgique, dont la côte est proche, s'inquiète de voir les migrants se déplacer vers son territoire. Depuis le mois de décembre, la police belge a interpellé des centaines de migrants en séjour illégal près du port de Zeebrugge.

Le Premier ministre belge, Charles Michel, a écrit cette semaine à son homologue français, Manuel Valls, pour lui demander des "propositions concrètes" afin de trouver des solutions. Les deux hommes doivent de rencontrer lundi prochain à Bruxelles, en marge d'une réunion européenne.

A Calais, les autorités locales restent en alerte.

Le nouveau président de la région du grand Nord, Xavier Bertrand, a exhorté lundi François Hollande à se déplacer en personne à Calais, avec ses ministres, pour comprendre la situation dans la ville.

(Pierre Savary, édité par Yves Clarisse)

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  • wanin le jeudi 28 jan 2016 à 17:36

    On déplace le problème sans le régler. Typique.

  • gouraudp le jeudi 28 jan 2016 à 17:03

    C'est normal il les ont éparpillés un peu partout dans des centres de vacances , appart libres....ou autres résidence.

  • d.contan le jeudi 28 jan 2016 à 17:00

    ce camp c'est le modele d'ecologie que veux nous imposer ce gouvernement

  • d.contan le jeudi 28 jan 2016 à 16:57

    ce camp c'est le modele d'ecologie que veux nous imposer ce vouvernement

  • dotcom1 le jeudi 28 jan 2016 à 16:44

    Ils ne se sont pas volatilisés quand même!