Les Cahiers scientifiques de l'AMF publient deux études sur la structure des marchés d'actions

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(NEWSManagers.com) -


L'Autorité des marchés financiers ( AMF) a annoncé le 16 juillet la publication, par les Cahiers scientifiques de l' AMF, de deux études sur la structure des marchés d'actions. C'est ainsi que la revue de littérature de Laurent Grillet-Aubert, économiste senior à l' AMF (" Négociations d'actions : une revue de la littérature à l'usage des régulateurs de marché" ) vise à restituer les problématiques réglementaires de fonctionnement des marchés d'actions depuis l'introduction de la directive MIF.

Dans un environnement où le trading algorithmique et haute fréquence jouent un rôle croissant, ces problématiques, qui ont fait l' objet de différents travaux de la part de l' AMF, s' articulent autour de quatre types risques pour le régulateur de marché : des risques de baisse de la liquidité et de détérioration du processus de formation des prix des risques pour l' équité de l' accès au marché des différentes catégories d' intervenants, du fait de la position concurrentielle forte des intervenants " haute fréquence" ; des risques pour la sécurité opérationnelle des marchés, liés à l' apparition de nouveaux facteurs et dynamiques de fluctuation des prix, soulignés par les événements du 6 mai dernier aux Etats-Unis ; et enfin des risques pour l' intégrité des marchés là où de nouvelles technologies de trading peuvent faciliter les stratégies abusives et les moyens de la surveillance de marché être, de ce fait, accrus. Quoique certains éléments factuels conduisent à en faire l' hypothèse, l' importance et la matérialité de chacun de ces risques reste, à ce stade, encore à documenter. Le coût du changement réglementaire s' accroissant avec le développement des infrastructures de marché, il en ressort un besoin accru pour les régulateurs de marché en Europe d' adopter une vue stratégique sur les moyens dont ils souhaitent disposer en termes d' information et de données sur les marchés boursiers, et plus généralement d' analyse de l' ensemble de ces risques. Dans ce contexte, Carole Gresse, professeur à l' Université Paris-Dauphine et membre du Conseil scientifique de l' AMF s' est attachée à étudier la liquidité des marchés d' actions depuis l' entrée en vigueur de la directive MIF (" La liquidité sur les marchés d' actions depuis l' entrée en vigueur de la directive MIF " ). Sur ces bases, elle atténue la perception des risques pesant globalement sur la liquidité consécutivement à l' entrée en vigueur de la directive MIF.

Plus précisément, son étude, qui porte sur des données horodatées à la seconde et couvrant la période d' octobre 2007 à septembre 2009, a pour objet de décrire le cadre institutionnel, les données utilisées et les périodes d' observation choisies pour tenir compte des régimes de volatilité pendant la période de crise ; de mesurer l' évolution de la liquidité, en particulier des coûts implicites de transaction, pour un échantillon de grandes et moyennes capitalisations françaises et britanniques ; et enfin d' apprécier le niveau de fragmentation du flux d' ordres et l' intensité de la concurrence entre systèmes d' échange depuis l' entrée en vigueur de la directive MIF. Il ressort de ces travaux menés par Carole Gresse que la fragmentation des marchés introduite par la directive MIF a eu certains effets bénéfiques pour la liquidité, lorsque l' on considère les fourchettes de cotation (la liquidité fournie au marché), et, dans une moindre mesure, les fourchettes effectives (la liquidité effectivement consommée par les investisseurs). Les indicateurs de profondeur, pour leur part, ressortent comme plus mitigés et plus difficilement interprétables du fait des changements de structure du marché (baisse des volumes de transaction et de la taille moyenne des transactions, hausse de la fréquence de rafraîchissement de la liquidité, etc.). Par ailleurs, le bénéfice pour la liquidité est perçu par les valeurs de grande capitalisation : il ressort en revanche comme peu significatif pour les valeurs moyennes (valeurs non financières de l' indice SBF120 hors CAC40). Enfin, il est perçu par des intervenants qui " consolident" le marché à travers les lieux de négociation.

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