Les caciques de l'ère Moubarak attendent que le vent tourne

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Personnages d'influence avant la Révolution de la place Tahrir, ceux que l'on appelle les «feloul» défendent leur bilan et n'ont pas renoncé à leurs ambitions.

Retranché dans son bureau avec vue panoramique sur la banlieue cossue de Maadi, au neuvième et dernier étage de l'hôpital privé auquel sa famille a donné son nom, le magnat de la santé Hossam Badrawi attend, serein, que le vent tourne. L'ex-figure montante du Parti national démocratique (PND) qui, même s'il ne s'en vante guère ces jours-ci, fut réputé proche de Gamal Moubarak, s'adonne aux joies simples de l'écriture depuis que la révolution l'a, de façon au moins temporaire, condamné à l'abstinence politique. «Chaque époque a ses hommes et l'on m'a fait comprendre qu'il était dans mon intérêt de me montrer discret », sourit ce quinquagénaire affable qui, protégé par sa réputation de «réformateur», a échappé à la vindicte de la place Tahrir. «Alors je profite du temps libre pour achever un livre sur l'éducation et je m'emploie à numériser les vieilles interviews dans lesquelles, dès le milieu des années 2000, j'étais l'un des rares à dire que l

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