Les Britanniques seront-ils virés des institutions européennes ?

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Jean-Claude Juncker s'est voulu rassurant pour les fonctionnaires qui ont été recrutés sur concours. En réalité, les négociations seront tendues.
Jean-Claude Juncker s'est voulu rassurant pour les fonctionnaires qui ont été recrutés sur concours. En réalité, les négociations seront tendues.

Ils sont 1 126 très exactement. Un peu plus d'un millier de Britanniques à s'activer dans les institutions européennes. Que vont-ils devenir ? À première vue, leur départ, dès la sortie effective du pays de l'Union européenne ? prévu dans deux ans au minimum ? semble l'issue la plus logique. Sauf que l'Union européenne ne peut s'en détacher si facilement. Ne serait-ce que pour des questions linguistiques. L'anglais continuera d'être une des langues officielles de l'Union européenne (où l'Irlande reste membre) et il faudra bien des traducteurs de langue maternelle anglaise pour faire face à la quantité de documents législatifs et de communications produits chaque année par les institutions.

Mais les traducteurs britanniques ne sont que 137. Que faire des 989 autres fonctionnaires ? Pour la Commission, leur statut les protège d'un Brexit. "Vous avez laissé vos chapeaux nationaux à la porte lorsque vous êtes entrés dans cette institution. Aujourd'hui, cette porte ne se referme pas sur vous", a indiqué dans un message interne à tous les fonctionnaires Jean-Claude Juncker. Un argument discutable quand on sait la relation souvent forte qui lie les fonctionnaires britanniques à Londres.

Dans les couloirs, on avance aussi l'argument juridique pour défendre le maintien des fonctionnaires. "Aucune règle juridique n'indique que lorsqu'un pays sort de l'UE, les fonctionnaires doivent sortir aussi?, plaide une source...

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