Les Britanniques ont choisi leur destin

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Les Britanniques ont choisi leur destin
Les Britanniques ont choisi leur destin

Londres (Royaume-Uni)

De notre envoyé spécial

La pluie tombe sur le Parlement de Westminster. Dans le parc qui fait face à Big Ben, les britanniques et les touristes continuent de déposer des hommages au pied des portraits de la députée Jo Cox, 41 ans, assassinée par un militant d’extrême droite la semaine dernière. Des bougies, des dessins, des bouquets de fleurs de toutes les couleurs. Et des messages, rédigés à la main, qui se délavent, peu à peu, sous les gouttes d’eau. « A Jo Cox, cette merveilleuse femme qui a donné tant en si peu de temps », a écrit Nadia sur une feuille.

 

Alors que les Britanniques se sont massivement rendus aux urnes, hier, une question était dans tous les esprits : la mort brutale de la jeune parlementaire, très engagée dans le camp des pro-européens, aura-t-elle fait basculer la campagne ? « Avant cette tragédie, les partisans du Brexit avaient environ 10 points d’avance, trop pour être rattrapés. L’écart s’est considérablement resserré au fil des jours. Le vote « remain » (rester) est même passé devant dans les dernières enquêtes d’opinion. Alors quoi qu’il arrive au final on peut en effet considérer qu’il s’agit d’un tournant », analyse un journaliste de la BBC.

 

Près de la gare de Waterloo, un militant du « In » distribue les derniers tracts aux passants. « À Londres, les gens sont allés voter en nombre, souligne t-il, capuche enfoncée sur la tête. La crainte des conséquences économiques d’un départ a peut-être permis de mobiliser une partie des indécis. »

 

83 % de participation

 

Les Britanniques ont fait la queue devant les 10 000 bureaux de change du pays pour vendre leurs livres sterling contre des euros ou des dollars. Les transactions en ligne étaient en forte hausse d’après les différents opérateurs. Car en cas de Brexit, les experts économiques avaient prévenu que les turbulences seraient fortes et que la monnaie ...

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