Les "Bricoleurs du dimanche" manifestent leur colère

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PARIS (Reuters) - Plusieurs centaines de salariés de magasins de bricolage d'Ile-de-France empêchés par la justice de travailler le dimanche ont manifesté mercredi pour presser le gouvernement de prendre une décision rapide leur permettant de reprendre leur activité.

L'exécutif a commandé pour la fin novembre à l'ancien PDG de La Poste Jean-Paul Bailly un rapport sur le travail dominical, sur lequel il souhaite se baser pour prendre des décisions fin 2013.

Mais le collectif des "Bricoleurs du dimanche", qui rassemble des employés volontaires de Leroy-Merlin et de Castorama, y voit une stratégie pour enterrer le débat qui ne répond pas aux demandes des salariés.

"On est allés plusieurs fois voir le gouvernement sur ce sujet (...) Force est de constater que si on ne fait pas de campagne médiatique, on n'obtient pas de réponse", a déclaré Gerald Fillon, porte-parole du collectif, qui manifestait à proximité des bureaux du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Le collectif devait être reçu ce mercredi à Matignon, a-t-on appris de source gouvernementale.

Les manifestants portaient des T-shirts "Yes week-end" et des drapeaux marqués "Etudiants, 100% gagnants".

Le collectif des Bricoleurs du dimanche réclame que les magasins de bricolage soient ajoutés par décret à la loi qui permet aux enseignes d'ameublement ou de jardinage d'ouvrir le dimanche, soulignant que cette décision serait un soutien à l'emploi des travailleurs précaires et des étudiants.

"Beaucoup d'entre nous (travaillent le dimanche) pour payer leurs études, c'est mon cas, je m'en sers également pour payer le loyer. Reste à savoir si je vais pouvoir continuer," a dit à Reuters Jean-Damien, 24 ans, étudiant en droit.

Le collectif dit avoir obtenu 5.000 signatures de clients en trois jours pour soutenir son mouvement.

La question du travail dominical a été relancée par la décision des enseignes de bricolage Castorama et Leroy Merlin d'ouvrir leurs portes le dimanche en Ile-de-France malgré une décision de justice le leur interdisant.

Mardi, la direction de Monoprix a annoncé que ses 94 magasins qui pratiquaient des nocturnes jusqu'à 22h00 seront désormais contraints de fermer à 21h00 en raison de l'opposition de la CGT à un accord interne sur le travail en soirée.

Nicholas Vinocur, avec Marion Douet, édité par Yves Clarisse

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  • baljo le mercredi 2 oct 2013 à 13:59

    5000 sur trois jours et sur 20/25 magasins c'est peu ,très peu!

  • M3435004 le mercredi 2 oct 2013 à 13:34

    Et que dire du Bricoleur chef et de sa boîte à (vieux) clous (rouillés) et de sa bande de d'apprentis bras cassés qui mettent la baraque en miettes pendant la semaine.