Les boutiques dédiées aux e-cigarettes fleurissent

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Le marché est en plein boom et la distribution s'organise sur le territoire français. Les points de vente tirent leur légitimité du besoin prégnant en conseils avant l'achat.

Caen en avril 2011, puis Nantes, Le Havre, Alençon, Paris, Lille et dès samedi Rouen: les boutiques Clopinette, dédiées aux cigarettes électroniques, fleurissent dans les villes françaises. C'est pourtant sur Internet que l'aventure de la marque a démarré en janvier 2011. Ses fondateurs, Karin Warin et Eric de Goussencourt, ont alors décidé d'ouvrir un site de vente en ligne d'«e-cigarettes». «Très vite, de nombreux clients sont venus au dépôt pour demander conseil et tester les produits», raconte Karin Warin. D'où l'idée d'ouvrir un magasin pour permettre au client de «dénicher LA cigarette électronique qui lui correspond», poursuit l'entrepreneuse de 40 ans.

Le concept n'est pas inédit en France. Le tout premier magasin de cigarettes électroniques a été créé en décembre 2009 à Caen par Thomas Denis, un fumeur lassé de subir des déconvenues en commandant ces produits sur Internet. Pour lui, une boutique était le meilleur moyen de garantir la qualité des e-cigarettes, ainsi que des prix abordables. Un avis que partage la co-fondatrice de Clopinette. «Une recharge de cigarette électronique coûte environ 6 à 7 euros et permet de fumer l'équivalent d'une cartouche de cigarettes, soit 10 paquets classiques vendus aux alentours de 60 euros», avance-t-elle. A ce tarif, s 'ajoute le prix d'achat de la cigarette électronique, qui s'échelonne de 45 à 90 euros. Fort de sa dizaine de magasins, qui drainent chacun entre 1000 et 2000 clients par mois, Clopinette espère atteindre un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros pour 2012. En mai, l'enseigne s'est ouverte aux franchises. Un développement fulgurant qui témoigne de l'essor des ventes d'«e-cigarettes» en France.

La filière se structure

Selon les professionnels, le marché français pèse environ 10 millions d'euros aujourd'hui et ce, malgré l'interdiction de vendre ces cigarettes en pharmacie. Porté par les sites Internet et les boutiques en ville, il devrait continuer à croître. Si l'objectif affiché des fondateurs de Clopinette est de séduire de nouveaux franchisés en 2013, d'autres commerçants préfèrent tenter l'aventure en indépendants. «Ce statut offre plus de flexibilité que la franchise, notamment pour la gestion des stocks», témoigne Mickaël Hammoudi, le patron de MCortex Distribution, une boutique située près de Châteauroux, dans l'Indre. Ce dernier est à l'origine du CACE, le Collectif d'Achat de Cigarettes Electronique et d'une toute récente charte de déontologie que les entreprises indépendantes partenaires s'engagent à respecter. De quoi harmoniser les pratiques alors que la filière, encore jeune, doit s'unir, notamment pour répondre aux critiques de certains professionnels de santé.

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  • gepadtun le dimanche 16 sept 2012 à 13:47

    L'avantage de la ecigarette est qu'elle ne s'attaque qu'à vos thunes contrairement à la tradionnelle qui se fait aussi vos poumons en plus.

  • M2839515 le samedi 15 sept 2012 à 11:16

    Deux très bons forums pour vous renseigner sur ce sujet auprès de milliers d'utilisateurs plus que satisfaits:http://www.forum-ecigarette.com/portal.phphttp://www.ecigarette-public.com/