Les Bourses europénnes clôturent sur une note mitigée

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé sur une note mitigée lundi, coincées entre des autorités monétaires chinoises qui ont renoué avec une politique d'assouplissement et l'incapacité du Groupe des 20 (G20) à prendre de nouvelles mesures concrètes pour relancer la croissance.

À Paris, le CAC 40, notamment dopé par l'envolée du titre ArcelorMittal (+8,8%), a terminé en hausse de 0,9% (+39,98 points) à 4.353,55 points. Mais le Footsie britannique n'a guère bougé (+0,02%) et le Dax allemand a cédé 0,19%. L'indice EuroStoxx 50 a de son côté pris 0,57% et le FTSEurofirst 300 0,47%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street progressait d'environ 0,5%, portée par l'annonce de la Chine et la bonne tenue de cours de pétrole toujours dopés par la perspective d'une action concertée entre pays producteurs.

Hormis le FTSE 100, qui a gagné 0,22% en février après trois mois consécutifs de baisse, les principaux indices boursiers enchaînent leur troisième repli mensuel de suite, leur début d'année 2016 catastrophique étant surtout le fait des inquiétudes concernant l'économie mondiale.

Le CAC 40 a ainsi cédé 1,44% en février et le Dax plus de 3%. Les pertes de l'EuroStoxx 50 et du FTSEurofirst 300 sont de 3,26% et de 2,74% respectivement.

La banque centrale chinoise a annoncé lundi avoir de nouveau abaissé le ratio des réserves obligatoires des banques du pays, l'institut d'émission réduisant ainsi ce ratio pour la cinquième fois depuis février 2015 dans l'espoir de donner un coup de pouce à une économie en phase de ralentissement.

Cette annonce a permis aux Bourses européennes d'effacer une partie de leurs pertes de la matinée. La Bourse d'Athènes a pour sa part monté de 1,89% après la publication de données montrant que l'économie grecque avait enregistré une croissance de 0,1% au quatrième trimestre, au lieu d'une contraction de 0,6% initialement estimée.

Sur le marché des changes, le yen a été recherché comme valeur refuge après le communiqué du G20, qui s'est réuni au cours du week-end. Les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 réunis vendredi et samedi à Shanghai ont déclaré que les outils de la politique monétaire ne suffiraient pas à faire sortir l'économie mondiale de sa torpeur.

L'euro a de son côté été plombé par la perspective de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) après des données montrant que l'inflation dans la zone euro était retombée en territoire négatif.

Du coup, avec la baisse de la monnaie unique et malgré la poussée du yen, l'indice dollar affiche une hausse de près de 0,2%.

La bonne tenue du billet vert n'a pas empêché l'indice regroupant les valeurs européennes liées aux matières premières (+3,43%) d'afficher la plus forte hausse sectorielle. Le compartiment pétrolier a pour sa part avancé de 1,51%.

Entre les deux, on trouve l'indice du voyage et du transport aérien (+2,18%) et l'indice automobile (+1,71%).

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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