Les Bourses européennes toujours en net recul à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN RECUL À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN RECUL À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes étaient toujours en recul de plus de 1% lundi vers la mi-séance, surtout tirées vers le bas par les banques et les assurances, tandis que Wall Street est attendue en repli de quelque 0,5% en ouverture, les investisseurs montrant des signes de fébrilité avant le premier débat télévisé entre Hillary Clinton et Donald Trump.

À Paris, le CAC 40 cède 1,56% (-69,93 points) à 4.418,76 points vers 10h50 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 1,44% et à Londres, le FTSE cède 1,09%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 1,33%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro 1,49% et le Stoxx 600 1,29%.

A la faveur de la décision de la Réserve fédérale de ne pas relever ses taux mercredi dernier et à celle de la Banque du Japon, le même jour, de changer le cadre de sa politique monétaire, le Stoxx 600 et le S&P 500 avaient inscrit la semaine dernière leur meilleure performance hebdomadaire en deux mois.

Maintenant que les réunions des banques centrales sont passées, les investisseurs se focalisent sur la politique américaine, tout indice suggérant que Donald Trump a des chances de sortir vainqueur du scrutin présidentiel du 8 novembre étant susceptible de provoquer un pic de volatilité.

Le débat, premier des trois face-à-face qui opposeront les deux candidats à l'élection présidentielle, débutera à 21h00 locales (01h00 GMT mardi). A six semaines du scrutin, les sondages, longtemps favorables à Hillary Clinton, prédisent une élection beaucoup plus serrée que prévu, d'où l'importance de cet affrontement télévisé.

Dans l'attente de ce débat, le dollar recule face un panier de devises (-0,14%), surtout face au yen (-0,58%). La vigueur de la devise japonaise a d'ailleurs largement contribué au recul de 1,25% de la Bourse de Tokyo.

L'accès de faiblesse du billet vert peut en partie expliquer la hausse de plus de 1% des cours du pétrole. Ils avaient chuté de 4% vendredi, affectés par des signes suggérant que l'Arabie saoudite et l'Iran étaient encore loin de tout accord préliminaire sur un gel de la production de pétrole.

L'or noir est également porté par des déclarations du ministre algérien du Pétrole disant que toutes les options étaient ouvertes en matière d'un accord sur la production lors d'une réunion informelle des membres de l'Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP) cette semaine.

La bonne tenue des cours du brut a permis à l'indice regroupant les valeurs pétrolières européennes d'effacer une partie de ses pertes, tout en reculant encore de 1,46%.

La plus forte baisse de la cote - tous les compartiments sont dans le rouge - est le fait du secteur bancaire, qui abandonne 2,30%, sous le coup notamment du plongeon de 5,9% du titre Deutsche Bank, qui accuse le repli le plus prononcé de l'indice Stoxx 600 à la suite d'un article de presse disant que la chancelière allemande Angela Merkel avait exclu toute aide à la première banque du pays dans ses démêlés avec la justice américaine.

Il y a dix jours, cette dernière a menacé la banque allemande d'une amende de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) dans le cadre d'une enquête sur la vente de titres adossés à des prêts immobiliers (MBS).

Deutsche Bank, qui a dit qu'elle réglerait ses problèmes toute seule, a vu son action toucher un nouveau plus bas record de 10,625 euros plus tôt dans la séance. Depuis l'annonce de l'amende, la valeur a baissé de plus de 18%, ce qui ramène la capitalisation boursière de Deutsche Bank à moins de 16 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, le titre est en repli de plus 52% contre -24% pour l'indice bancaire sur la période.

Outre le poids de Deutsche Bank, l'indice bancaire, qui accuse la plus mauvaise performance sectorielle depuis le début de l'année, est sous le coup d'un scénario "Armagueddon" imaginé par Mediobanca, où le référendum italien sur la réforme constitutionnelle, scrutin sur lequel le président du Conseil Matteo Renzi joue son avenir politique, se solde par un rejet de cette forme.

Dans la foulée, toujours à ce qu'imagine le courtier, Banca Monte dei Paschi di Siena, Deutsche Bank et Unicredit échouent à augmenter leur capital, ce qui fait tomber les dominos un par un.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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