Les Bourses européennes toujours dans le vert à la mi-séance

le
0
LA BOURSE DE PARIS AVANCE À LA MI-SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS AVANCE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes confirment lundi à la mi-journée leur avance du début de séance, diverses fusions et acquisitions (M&A) leur permettant pour l'instant de rompre avec deux séances d'affilée dans le rouge.

Le CAC 40 avance de 0,34% vers 3.982,44, tandis qu'à Francfort le Dax avance de 0,3% et qu'à Londres, le Footsie 100 s'adjuge 0,37%. L'indice paneuropéen Stoxx 50 prend 0,26%.

À Wall Street, les investisseurs pourraient tirer parti des incertitudes entourant la politique monétaire de la Réserve fédérale pour prendre leurs bénéfices. Avec trois séances restantes seulement pour le mois de juillet, le S&P-500 est bien parti pour réaliser sa meilleure performance mensuelle depuis octobre 2011. Les contrats sur indices prédisent une ouverture allant de -0,14% pour le Dow Jones à -0,22% pour le Nasdaq-100

"C'est le lundi des fusions. L'argent est bon marché et les sociétés ont accumulé de la trésorerie ; finalement, certaines d'entre elles recherchent des opérations", note David Noble (Louis Capital Markets).

"Les volumes de trading restent étoffés, signe d'un fort goût d'acheter à ce stade. Notre exposition aux actions est de 80% dès à présent", dit Alexandre Tixier, analyste de TradingSat.

Pourtant, en dépit de la série de M&A apparue ces dix derniers jours, cette activité reste en demi-teinte au niveau européen, avec un moyenne mobile sur un an de l'ordre de 160 milliards de dollars contre 240 milliards à son point culminant de 2007-2008, selon Thomson Reuters Datastream.

Les champions français et américain de la publicité Publicis et Omnicom ont annoncé dimanche un projet de fusion permettant de créer le numéro un mondial du secteur devant le britannique WPP.

La cotation de Publicis sera retardée exceptionnellement lundi à 15h30 (heure de Paris) pour coïncider avec l'ouverture de celle de d'Omnicom à New York. Dans l'intervalle, Havas prend 5,5% et le concurrent britannique WPP 1,5%.

Le génériqueur américain Perrigo a annoncé lundi une OPA amicale de 8,6 milliards de dollars (6,5 milliards d'euros) sur le laboratoire irlandais Elan, qui s'était mis en vente le mois dernier. Elan gagne 9,5%, plus fort gain de l'indice FTSEurofirst 300.

Essilor suit avec un gain de 6% en réaction à un accord passé avec PPG pour acquérir 51% du capital de Transitions Optical, leader mondial des verres à teinte variable qu'il codétient avec le groupe américain, pour un montant de 1,7 milliard de dollars.

Autre belle progression, celle de KPN (+4,7%), profitant des spéculations relatives à une OPA d'America Movil, celui-ci étant libre à présent de monter au capital de l'opérateur télécoms néerlandais.

Aux valeurs, Danone gagne 3,2 après avoir annoncé lundi des résultats soutenus par le dynamisme des pays émergents alors qu'en Europe la baisse des ventes s'est révélée moins marquée au deuxième trimestre grâce aux premiers effets des mesures décidées par le groupe.

Contre la tendance, le secteur bancaire subit des prises de bénéfice, motivées par la crainte de voir Barclays annoncer une augmentation de capital.

Barclays lâche 2%, UniCredit 1,5% et Commerzbank 1,5%.

L'indice des bancaires européennes perd 0,32%. Il a gagné 13% depuis la fin juin, alors que le FTSEurofirst 300 n'a pris que 8,4% durant la même période.

Sur le marché des changes, le dollar est stable contre l'euro mais glisse face au yen, dans l'anticipation d'un statu quo prolongé de la Réserve fédérale vis-à-vis de sa politique d'assouplissement quantitatif. Face à un panier de devises, le dollar affiche un léger recul de 0,13%, alors qu'il avait perdu 1,2% la semaine passée, sa troisième perte hebdomadaire d'affilée.

Toutefois, fait remarquer Alvin Tan, stratège changes chez Société Générale, tout recul du dollar représente une bonne opportunité de racheter à bon compte car le dénouement du programme d'achats obligataires de la Fed, s'il est éventuellement repoussé n'en reste pas moins un sujet d'actualité.

Si la statistique de l'emploi de juillet de vendredi se révèle solide, elle constituera un argument pour voir ce dénouement débuter en septembre, date la plus communément admise sur le marché.

Sur un marché obligataire peu animé du fait de l'ambiance estivale, les Bunds ne varient guère, les investisseurs s'abstenant de s'engager compte tenu de la série de réunions de politique monétaire cette semaine. La Réserve fédérale, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre tiennent toutes les trois réunion cette semaine. La Fed se réunira mardi et mercredi, la BCE et la Banque d'Angleterre le lendemain.

L'Italie a placé sans accroc pour 8,5 milliards d'euros de bons échéance 31 janvier 2014, à un rendement de 0,8%, au plus bas depuis mai. Cette baisse du rendement s'explique par les gros remboursements de dette qui doivent s'échelonner dans les jours qui viennent.

Sur le marché pétrolier, les futures sur WTI texan et sur le Brent se sont retournés à la hausse. Le Brent en particulier est repassé au-dessus des 107 dollars, soutenu par l'évolution du dollar et par les craintes de perturbation des approvisionnements.

L'oléoduc Forties de Mer du Nord a réduit l'extraction de quelque 40.000 barils par jour (bpj) en raison de travaux de maintenance, selon des sources professionnelles.

Les troubles en Libye et en Egypte sont aussi des éléments de soutien du marché.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant