Les Bourses européennes toujours bien orientées à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES RESTENT BIEN ORIENTÉES À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES RESTENT BIEN ORIENTÉES À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restent bien orientées mercredi à la mi-séance, même si elles ont effacé une partie de leurs gains accumulés dans la matinée et Wall Street est attendue sur une note indécise à l'ouverture, signe que les inquiétudes des investisseurs, qu'elles soient liées à la Grèce, au Proche-Orient ou à la conjoncture mondiale ne sont pas loin.

À Paris, le CAC 40 avance de 0,39% (+16,76 points) à 4.280,70 points vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,68% et à Londres, le FTSE gagne 0,15%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,32% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,53%.

Evoluant pour une fois de pair avec le marché actions, les actifs obligataires, Bunds allemands, emprunts du Trésor américain, sont également recherchés, une évolution suggérant la crainte des incertitudes des intervenants de marché.

Ces derniers continuent de se détourner des actifs grecs au lendemain de la décision du gouvernement d'avancer de deux mois la date des élections présidentielles, un pari jugé hautement risqué. Le rendement des obligations souveraines à 10 ans augmente ainsi encore de plus de 60 points de base sur le marché secondaire pour évoluer à 8,7%, niveau nettement supérieur à ce qui est considéré viable sur le long terme, et la Bourse d'Athènes ajoute un repli de 1,4% au plongeon de près de 13% la veille.

Les investisseurs font le raisonnement suivant: si jamais le candidat du Premier ministre Antonis Samaras échoue à l'élection présidentielle, des législatives anticipées pourraient être convoquées et remportées, selon toute vraisemblance, par le parti de gauche Syriza, farouche opposant des mesures d'austérité imposées à la Grèce par le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne en échange de leur aide financière.

Si l'incertitude se prolonge en Grèce, la Banque centrale européenne (BCE) pourrait être tentée de repousser à plus tard toute décision sur d'éventuels rachats d'obligations souveraines alors que la perspective d'un assouplissement quantitatif a été un des facteurs de soutien du marché.

Avant la rechute des marchés boursiers, initiée par le plongeon des valeurs énergétiques dans le sillage des cours du brut puis précipitée par le bouleversement du calendrier politique grec, les places boursières étaient sur un cycle haussier, entamé vers la mi-octobre, de quelque 15%.

Les cours du pétrole, après un bref répit mardi et malgré le repli du dollar pour cause de prises de bénéfices, sont repartis à la baisse, pesant sur la compartiment énergétique (-0,34%), qui affiche à ce stade la plus mauvaise performance sectorielle du jour.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • mlemonn4 le mercredi 10 déc 2014 à 14:40

    Ah oui! N'y touchez pas, ça pue sérieusement !!!

  • fquiroga le mercredi 10 déc 2014 à 13:38

    Et bla, bla, bla....