Les Bourses européennes terminent sur une note irrégulière

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé sur une note irrégulière lundi, coincées entre le soulagement d'une solution pour Banco Espirito Santo (BES) et les craintes de voir les sanctions prises par l'Occident contre la Russie pour son implication en Ukraine avoir un impact négatif sur l'activité économique.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur une progression de 0,34% (+14,44 points) à 4.217,22 points. Mais le Footsie britannique a baissé de 0,02% et le Dax allemand de 0,61%. Les deux grands indices paneuropéens ont également pris des directions contraires avec un indice EuroStoxx 50 en hausse de 0,07% et un FTSEurofirst 300 en repli de 0,19%.

Au moment de la clôture des Bourses européennes, Wall Street, qui a subi la semaine dernière sa pire performance hebdomadaire en plus de deux ans, faisait du surplace tandis que le dollar enregistrait de modestes gains face à un panier de devises internationales.

L'aide accordée par le gouvernement portugais à BES, première banque du pays, a rassuré les investisseurs qui craignaient de voir la crise de la dette de la zone euro faire son grand retour.

L'indice PSI 20 de la Bourse de Lisbonne a ainsi terminé sur une hausse de 0,98% tandis que le rendement des obligations souveraines portugaises, qui s'était tendu à mesure que s'amoncelaient les difficultés de la banque, est reparti à la baisse, entraînant dans son sillage les papiers italiens et espagnols.

L'action BES est toujours suspendue de cotation, mais le titre de millenium BCP, la deuxième banque du Portugal, a fini sur une hausse de 6,14%, une des plus marquées de l'indice Stoxx 600. Le compartiment bancaire (+0,30%) fait partie de l'une des rares hausses sectorielles du jour.

La progression la plus spectaculaire de Stoxx 600 est à mettre à l'actif d'Intertek (+6,83%) le spécialiste britannique du contrôle qualité s'étant montré plutôt optimiste en matière de perspectives.

La Bourse de Francfort a, selon les courtiers, pâti de l'exposition de l'économie allemande à la Russie, dont des pans entiers de l'activité sont désormais visés par des sanctions européennes, mesures de rétorsion prises dans la foulée de la destruction, attribuée aux rebelles pro-russes en Ukraine, d'un avion de la Malaysia Airlines, avec à la clef 298 morts, essentiellement des Néerlandais.

"L'Allemagne a plus à perdre que la plupart des autres (pays) de nouvelles sanctions contre la Russie", a estimé Phoebus Theologites, chargé des investissements chez SteppenWolf Capital.

La Bourse de Zurich, restée fermée vendredi pour cause de jour férié, a perdu 1,26% sous le coup du repli des actions UBS (-1,21%) et Credit Suisse (-0,24%), qui évoluent non loin d'un creux d'un an.

Les cours du pétrole, qui avaient fortement baissé la semaine dernière en raison de craintes concernant une situation d'offre trop abondante, ont commencé la semaine sur une légère hausse.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Nicolas Delame)

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