Les Bourses européennes terminent en ordre dispersé

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/NEW YORK (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mardi, les investisseurs étant visiblement partagés entre les incertitudes sur l'évolution de la situation en Ukraine et un bon indicateur allemand.

À Paris, le CAC 40, qui avait fini dans le vert lundi contrairement aux autres grands indices du Vieux Continent, a terminé en repli de 0,48% (-21,12 points) à 4.349,72 points. Le Footsie britannique a perdu 0,06% alors que le Dax allemand, qui avait cédé 2,9% sur les deux séances précédentes, a gagné 0,46%.

L'indice EuroStoxx 50 a fini en repli de 0,01% et le FTSEurofirst 300 a abandonné 0,03%.

Si l'approche du référendum d'autodétermination en Crimée et le risque d'escalade militaire continuent d'alimenter la nervosité chez certains investisseurs, une partie de ceux-ci ont salué les chiffres meilleurs qu'attendu de la balance commerciale allemande en janvier.

"Les chiffres du commerce allemand sont très solides et suggèrent une poursuite de la reprise conjuguée à une accélération de la croissance en 2014", estime Markus Huber, trader senior de Peregrine & Black. "Beaucoup de choses dépendront de la durée de la crise en Ukraine et de l'éventualité de sanctions et de contre-sanctions douloureuses."

Aux valeurs, UniCredit a gagné 6,21%, la plus forte hausse de l'Eurofirst 300, après l'annonce d'une perte inattendue et colossale de 14 milliards d'euros en 2013. Les investisseurs ont salué le fait que la banque italienne assure qu'elle n'avait pas besoin d'une augmentation de capital.

A la baisse, Carrefour a cédé 1,42%, victime de prises de bénéfice après sa hausse marquée de la semaine dernière.

Sur le marché des changes, l'euro cède du terrain après les propos de Vitor Constancio, le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), suggérant que les marchés n'ont pas retenu le message-clé de la conférence de presse de la semaine dernière, à savoir que la politique monétaire devrait rester accommodante pendant un certain temps.

La monnaie unique se traite autour de 1,3860 dollar.

Le baril de Brent se maintient au-dessus de 108 dollars, soutenu par le dossier ukrainien, mais le brut léger recule et se rapproche du seuil des 100 dollars, affecté par les interrogations sur la croissance aux Etats-Unis et en Chine, les deux premiers consommateurs de la planète.

(Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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