Les Bourses européennes terminent en nette hausse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse vendredi, portées, comme les autres places à travers le monde, par la décision inattendue de la Banque du Japon de faire passer un de ses taux directeurs en territoire négatif et par des chiffres de croissance américains laissant entrevoir une hausse ralentie des taux d'intérêt aux Etats-Unis.

Après avoir plongé en début d'année, sous le coup de la chute du pétrole et des inquiétudes sur la Chine, les principaux indices européens enchaînent ainsi une deuxième semaine de gains.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 2,19% (+94,86 points) à 4.417,02 points. Le Footsie britannique a progressé de 2,56% et le DAX allemand de 1,64%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a pris 2,2% et le FTSEurofirst 300 2,27%.

Le cours du Brent, en passe de finir la semaine sur un gain hebdomadaire de plus de 6% après avoir bondi de plus de 11% la semaine précédente, a été un autre facteur de soutien des cours.

Sur le marché des changes, l'euro reculait de plus de 1% face au dollar, lui-même en progression de plus de 1% face à un panier de devises internationales.

Malgré la bonne tenue des Bourses, le prix des Bunds allemands et celui des emprunts du Trésor américain gagnaient plus de 0,5% au moment de la clôture de l'Europe, portés par la décision de la Banque du Japon. Le rendement des obligations souveraines allemandes à 10 ans a subi en janvier son recul mensuel le plus prononcé en plus de trois ans et demi.

A une courte majorité, le comité de politique monétaire de la Banque du Japon a opté, à la surprise des marchés, pour un taux de -0,1% sur les réserves excédentaires des institutions financières déposées auprès d'elle, emboîtant ainsi le pas à la Banque centrale européenne (BCE) pour tenter de soutenir l'inflation et de prévenir la déflation.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 0,7 % en rythme annualisé sur la période octobre-décembre, alors que les économistes tablaient sur une croissance de 0,8%. Elle avait été de 2,0% au troisième trimestre et de 3,9% au deuxième.

Le secteur des télécoms européen (+3,23%) a connu la plus forte hausse du jour. Seul l'automobile (-0,20%) et les matières premières (-0,20%) ont fini la journée dans le rouge.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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