Les Bourses européennes terminent en nette baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse jeudi, la défiance d'investisseurs peu satisfaits par la teneur des trimestriels, déjà perceptible la veille, s'étant accentuée avec les inquiétudes sur les risques d'un défaut de l'Argentine sur sa dette.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,53% (66,16 points) à 4.246,14 points. Sur le seuil mois de juillet il a cédé 4%. Le Footsie britannique a perdu 0,64% et le Dax allemand 1,94%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a abandonné 1,7% et le FTSEurofirst 300 1,18%.

A Paris, seules cinq sociétés cotées sur le CAC ont terminé dans le vert, la plus forte baisse étant accusée par Alcatel-Lucent, qui termine sur une perte de 6,74% après avoir annoncé des perspectives jugées inquiétantes par les investisseurs.

Carrefour (-4,77%) vient en deuxième position du peloton de queue, un certain nombre d'investisseurs doutant de sa capacité à maintenir ses marges en France malgré un premier semestre honorable.

Legrand a de son côté chuté de 4,65%, la confirmation des objectifs de croissance du spécialiste des infrastructures électriques et numériques du bâtiment n'ayant pas masqué l'impact considérable des effets de change sur ses résulats semestriels.

Ailleurs en Europe on retiendra notamment le plongeon de 15,37% d'Adidas, le groupe ayant admis qu'il serait incapable d'atteindre ses objectifs en 2014 et en 2015 et qu'il devrait revoir sa stratégie de croissance en Russie.

Contre la tendance, Kering a bondi de 5,02% après avoir publié la veille des résultats jugés rassurants.

Sur le marché des changes, l'euro est en petite baisse contre le dollar, toujours soutenu par l'annonce la veille d'un PIB américain meilleur qu'attendu au deuxième trimestre.

Parallèlement, les rendements des emprunts américains de référence progressaient, de plus en plus d'investisseurs s'attendant à ce que la multiplication des signes attestant de la reprise aux Etats-Unis incite la Fed a durcir sa politique monétaire.

(Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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