Les Bourses européennes terminent en net recul

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé vendredi en net recul, pénalisées par des inquiétudes sur la conjoncture allemande et, encore, par l'absence notable de toute annonce par la Banque centrale européenne (BCE) la veille dans un climat alourdi par un nouvel essai nucléaire revendiqué par la Corée du Nord.

À Paris, le CAC 40 a cédé 1,12% (-50,80 points) à 4.491,40 points. À Francfort, le Dax a perdu 0,95% et à Londres, le FTSE a abandonné 1,19%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 et l'EuroStoxx 50 de la zone euro ont reculé respectivement de 1,08% et 0,98%.

Les investisseurs ont appris en début de séance que les exportations allemandes avaient subi en juillet une baisse inattendue, accusant leur recul le plus marqué depuis près d'un an. Les importations ont elles aussi reculé, ce qui laisse penser que la première économie européenne a mal débuté le troisième trimestre.

Les marchés continuent par ailleurs de digérer le fait que la BCE n'a pas débattu jeudi d'une prolongation de son programme de rachats d'actifs, alors que la modeste croissance de la zone euro donne pourtant des signes d'essoufflement.

L'absence de nouvel assouplissement a pesé sur le marché obligataire, le rendement des Bunds allemands à 10 ans repassant en territoire positif pour la première fois depuis le vote des Britanniques en faveur d'une sortie européenne, le 23 juin dernier.

Les banques, qui souffrent dans un environnement de taux ultra-bas, ont en revanche bien accueilli la tonalité du discours de l'institution de Francfort. Leur indice (+0,3%) a été l'un des seuls à finir dans le vert.

A Paris, Société générale, BNP Paribas et Crédit agricole figurent dans la petite poignée de valeurs à avoir progressé sur la séance.

Le secteur financier a été porté en outre par un bond de plus de 4% pour l'action Deutsche Bank, plus forte progression de l'Eurofirst 300, après l'annonce du règlement d'un litige aux Etats-Unis.

A l'heure de la clôture en Europe, Wall Street baisse, les investisseurs s'inquiétant d'un renchérissement prochain du coût du crédit après les propos d'un responsable de la Réserve fédérale affirmant qu'il ne fallait pas trop attendre avant de relever les taux.

Sur le marché des changes, le dollar progresse face à un panier de devises de référence dont l'euro, qui recule autour de 1,1215 dollar.

Le pétrole, qui avait repris des couleurs après l'engagement pris par Ryad et Moscou de collaborer pour tenter de stabiliser les cours, pique à nouveau du nez, le Brent de la mer du Nord s'éloignant des 50 dollars le baril (-2,8%).

(Patrick Vignal pour le service français)

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