Les Bourses européennes terminent en hausse, Paris gagne 0,42%

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Les Bourses européennes terminent en hausse, Paris gagne 0,42%
Les Bourses européennes terminent en hausse, Paris gagne 0,42%

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi, soutenues par la baisse surprise des taux de la banque centrale en Chine et les espoirs de mesures de relances en Europe, même si elles ont effacé une partie de leurs gains en fin de séance après des déclarations jugées décevantes du président de la Réserve fédérale américaine.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,42% (12,72 points) à 3071,16 points. Le Footsie britannique a gagné 1,18% et le Dax allemand 0,82%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progressait de 1,07%.

A Paris, l'indice CAC 40 a testé en cours de séance le seuil de résistance de 3.095 points, avant de refluer en fin de séance.

Les valeurs cycliques et financières sont les premières à profiter du rebond des marchés, les produits de base (+2,38%), les bancaires (+1,83%) et les services financiers (+1,66%) arrivant en tête. Malgré des risques persistants dans le secteur, les banques, qui ont perdu plus de 20% depuis mi-mars et se traitent à 0,58 fois leur valeur comptable selon les données Thomson Reuters, poursuivent leur remontée.

Auditionné devant le Congrès, Ben Bernanke n'a pas concrétisé les espoirs d'assouplissement monétaire suscités par les déclarations, mercredi, de Janet Yellen, vice-présidente de la Fed, sur les risques que font peser sur la reprise aux Etats-Unis les problèmes persistants dans le logement, la faiblesse du marché de l'emploi et la dégradation des conditions de financement.

"Je n'ai vraiment pas le sentiment qu'il nous dit qu'un assouplissement monétaire (QE3) est en vue", a commenté Fabian Eliasson, chargé des changes chez Mizuho Corporate Bank. "Il répète ce qu'il a déjà dit, en assurant qu'ils interviendront si la situation se détériore. En d'autres termes, ils sont là s'il le faut, mais ils n'ont pas le sentiment que ce soit encore le cas."

Les espoirs des investisseurs avaient pourtant été confortés par l'annonce surprise, à la mi-journée, d'une baisse de 25 points de base des taux d'intérêt chinois, derrière laquelle d'aucuns avaient vu le signe d'un effort coordonné pour soutenir une économie mondiale en net ralentissement.

Dans le même temps, l'adjudication de dette souveraine espagnole a prouvé que l'Espagne avait encore accès au marché malgré les déclarations du ministre du Trésor du pays en début de semaine, mais à un coût nettement plus élevé et pour des montants modestes.

La multiplication de déclarations de dirigeants européens appelant à l'adoption de mesures d'urgence pour sauver la zone euro a également contribué à soutenir les marchés, même si la chancelière allemande Angela Merkel a répété qu'elle entendait pour cela utiliser les outils existants.

L'agence de notation Fitch a prévenu qu'en cas de sortie de la Grèce de la zone euro, les notes des pays "périphériques" seraient automatiquement dégradées et l'ensemble des pays de la zone placés sous perspective négative.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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