Les Bourses européennes terminent en hausse modérée

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LE MARCHÉS EUROPÉENS CLÔTURENT EN HAUSSE MODÉRÉE
LE MARCHÉS EUROPÉENS CLÔTURENT EN HAUSSE MODÉRÉE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé jeudi en hausse modérée après avoir entendu la présidente de la Réserve fédérale conforter le scénario d'un resserrement monétaire le mois prochain aux Etats-Unis.

La Fed pourrait relever ses taux d'intérêt "assez vite" si les indicateurs économiques continuent d'aller dans le sens d'une amélioration du marché du travail et d'un redressement de l'inflation aux Etats-Unis, a déclaré devant une commission parlementaire Janet Yellen, dont c'était la première prise de parole publique depuis la victoire inattendue de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine.

Les indices des principales places européennes se sont légèrement redressés après les déclarations de la présidente de la Fed mais sans excès, ce qui paraît confirmer que le calme revient sur les marchés après la vague d'euphorie qui a suivi le succès du candidat républicain.

À Paris, l'indice CAC 40 a gagné 0,59% (26,63 points) à 4.527,77. À Francfort, le Dax a pris 0,2% et à Londres, le FTSE a progressé de 0,67%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a avancé de 0,61%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,51% et l'indice large Stoxx 600 de 0,63%.

Signe d'un relatif apaisement, le secteur bancaire, qui avait grimpé avec l'effet Trump, n'a progressé que de 0,32%, la plus forte hausse sectorielle étant pour les toujours très volatiles ressources de base (+1,49%).

Si les banques se réjouissent plutôt dans la perspective d'une remontée des taux, celles d'Italie qui croulent sous les créances douteuses continuent de souffrir à l'image de Banco Popolare (-5,7%) et UniCredit (-4,8%).

En raison des banques et contre la tendance, la Bourse de Milan a fini légèrement dans le rouge, cédant 0,03%.

A Paris, la plus forte baisse du CAC est pour Sodexo qui a perdu 1,12% après des résultats annuels et des prévisions mal accueillis.

Sur le marché obligataire, l'écart de rendement entre les obligations d'Etat américaines et allemandes à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis au moins 1990 avec la reprise du mouvement de vente sur les Treasuries à échéance longue.

Le dollar s'apaise mais progresse encore légèrement (+0,2%), à un pic de 13 ans et demi face à un panier de devises de référence.

A l'heure de la clôture en Europe, Wall Street se cherche une tendance, tiraillée entre de bons indicateurs confirmant la solidité de l'économie américaine et la perspective d'un renchérissement imminent du coût du crédit.

(Patrick Vignal pour le service français)

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