Les Bourses européennes terminent en hausse

le
0

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi, Milan en tête, saluant la fin de la menace de crise politique en Italie tandis que les banques profitent des espoirs de nouveaux soutiens de la Banque centrale européenne (BCE).

Une commission sénatoriale italienne s'est prononcée dans l'après-midi en faveur de la déchéance de Silvio Berlusconi de son mandat de sénateur après sa condamnation définitive pour fraude fiscale.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a clôturé sur un gain de 0,13% et l'EuroStoxx 50 a progressé de 0,90%.

À Paris, le CAC 40 a pris 0,88% à 4.164,25 points. Le Footsie britannique 0,08% et le Dax allemand 0,29% tandis que la Bourse de Milan a pris 1,59%.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC 40 a perdu 0,54% et le FTSEurofirst 300 0,89%.

L'indice européen des banques a gagné 1%, des analystes expliquant que le marché continue d'anticiper une nouvelle opération exceptionnelle de refinancement à long terme (LTRO) de la BCE pour soutenir le crédit. Le podium des plus fortes hausses du FTSEurofirst 300 est trusté par trois banques: Caixabank (+4,65%), Commerzbank (+3,97%) et Banco Popular (+3,78%).

A Wall Street, après une ouverture hésitante, la tendance est également à la hausse à l'approche de la mi-séance: le Dow Jones progresse de 0,27%, le Standard & Poor's 500 de 0,38% et le Nasdaq de 0,63%.

Au quatrième jour du "shutdown", la fermeture de la plupart des administrations fédérales en l'absence d'accord sur le budget au Congrès, les investisseurs semblent croire à un dénouement du bras de fer politique à temps pour éviter un défaut sur la dette publique, qui implique un risque bien supérieur de déstabilisation des marchés.

"Les gens sont raisonnablement certains que le Congrès aboutira à un accord à la fois pour rouvrir les administrations et relever le plafond de la dette avant l'échéance du plafond de la dette", explique Kate Warner, responsable de la stratégie d'investissement d'Edward Jones.

L'indice de volatilité VIX, baromètre de l'aversion au risque des investisseurs, qui avait atteint jeudi son plus haut niveau depuis fin juin, se replie de 3,7%.

Le dollar, qui a enchaîné cinq séances consécutives de baisse et touché jeudi un plus bas de huit mois, regagne lui aussi du terrain face aux autres grandes devises, renvoyant l'euro sous le seuil de 1,36.

Le franc suisse, lui, est affaibli après les informations selon lesquelles les autorités suisses enquêtent sur plusieurs banques soupçonnées de manipulation des taux de change.

Sur le marché de la dette, la nouvelle hausse du coût d'une garantie contre un risque de défaut des Etats-Unis sur leurs obligations, au plus haut depuis août 2011, illustre la persistance des inquiétudes sur le plafond de la dette.

Le pétrole, lui, progresse légèrement, porté entre autres par la menace de la tempête tropicale Karen, qui se rapproche des régions d'exploitation pétrolière du golfe du Mexique.

Marc Angrand pour le service français, édité par Marc Joanny

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant