Les Bourses européennes terminent en hausse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi alors que les marchés américains étaient bien orientés, le maintien de politiques monétaires accommodantes en Europe notamment, de nouveaux signes sur l'accélération de la reprise et l'amélioration du marché de l'emploi aux Etats-Unis compensant la hausse des rendements obligataires et les anticipations d'un durcissement de sa politique monétaire par la Réserve fédérale.

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé à son plus bas niveau de 0,5% sans surprise et n'a pas exclu de le réduire ou d'injecter des liquidités si nécessaire pour contrer une hausse des taux de marché et soutenir une reprise qualifiée de "très précoce" au sein de la zone euro.

La Banque d'Angleterre a elle aussi laissé son taux directeur inchangé ainsi que son programme de rachat d'actifs.

L'actualité économique et monétaire a pris le pas au yeux des investisseurs sur les préoccupations de la crise syrienne qui domine toutefois l'ordre du jour du G20 qui s'ouvre ce jeudi à Saint-Pétersbourg.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,66% (26,38 points), repassant au-dessous de 4.000 points, à 4.006,80 points. Le Footsie britannique gagne 0,89% et le Dax allemand 0,48%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 s'adjuge 0,58%.

Aux valeurs, Telecom Italia a terminé en hausse de près de 8,40% après avoir été brièvement suspendue, signant le plus forte hausse de l'indice large Stoxx 600. Selon une source proche du dossier, l'homme d'affaires égyptien Naguib Saouiris, AT&T et America Movil ont contacté les principaux actionnaires de Telecom Italia qui souhaitent se désengager, ce qui a relancé les spéculations sur une recomposition du tour de table de l'opérateur historique italien.

Dixons Retail, numéro deux de la distribution d'électroménager et d'électronique grand public en Europe, a terminé en hausse de 5,4% alors qu'il s'apprête à verser 69 millions d'euros à un fonds allemand afin qu'il reprenne sa filiale de commerce en ligne déficitaire Pixmania.

A Wall Street, les valeurs américaines profitent d'indicateurs économiques confirmant l'accélération de la reprise et l'amélioration du marché du travail à la veille de la publication très attendue des créations d'emplois pour le mois d'août.

Au moment de la clôture européenne, le Dow Jones gagnait 0,13%, le Standard & Poor's 500 0,24% et le Nasdaq Composite 0,32%.

Si le secteur privé américain a créé un peu moins d'emploi que prévu le mois dernier, les inscriptions au chômage sur la semaine au 31 août ont augmenté nettement moins qu'attendu et sont revenues à un niveau proche d'un plus bas de cinq ans. et

Autre signe de l'affirmation de la reprise aux Etats-Unis, la croissance du secteur des services a accéléré en août à une cadence sans précédent depuis près de huit ans.

La conjonction du maintien de politiques monétaires accommodantes en Europe et de nouveaux signaux sur la solidité de la reprise s'est traduite par un regain de tension sur les marchés obligataires.

Le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence de la zone euro, est repassé au dessus de son point haut de mars 2012 à 2,044%. Le Trésor français a émis 8,385 milliards d'euros de dette à long terme et le taux à 10 ans à l'adjudication a atteint 2,57%, son plus haut niveau de l'année.

Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans a atteint un plus haut depuis juin 2011 à 2,958%, tandis que celui des échéances à deux ans est repassé au-dessus de 0,50% pour la première fois depuis plus de deux ans.

Sur le front du pétrole, le Brent mer du Nord se maintient au-dessus des 115 dollars le baril après les premiers succès remportés par Barack Obama pour obtenir le feu vert du Congrès à une intervention militaire en Syrie.

Pour autant, ce dernier s'est retrouvé isolé sur le dossier syrien jeudi à l'ouverture du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, où il a dû entendre de nombreuses mises en garde contre son projet de frappes militaires contre Damas.

Le dollar s'échange à un plus haut de six semaines, se renforçant notamment contre l'euro après le statu quo de la BCE et face au yen après celui de la Banque du Japon en matinée.

Marc Joanny, édité par Wilfrid Exbrayat

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