Les Bourses européennes terminent en hausse, +0,37% pour le CAC

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, soutenues en toute fin de séance par l'espoir d'un compromis dans les négociations budgétaires aux Etats-Unis.

La Bourse de Paris a gagné 0,37% avec un indice CAC 40 en progrès de 13,06 points à 3.514,19 points. Le Footsie britannique et le Dax allemand se sont retournés à la hausse en toute fin de séance pour finir sur des gains respectifs de 0,06% et de 0,15%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 s'octroyait 0,13%.

La meilleure performance est venue toutefois du marché suisse, en hausse de 0,67%, alors que la Bourse de Madrid a cédé 0,33%.

Le président républicain de la Chambre des Représentants, John Boehner, a dit avoir bon espoir d'aboutir à un accord avec la Maison blanche pour éviter l'entrée en vigueur, le 1er janvier, de 600 milliards de dollars de hausses d'impôts et de réductions de dépenses qui risqueraient de faire replonger en récession la première économie mondiale.

Jusque-là, les marchés étaient déprimés par les propos du chef de file démocrate du Sénat, Harry Reid, qui avait déploré mardi le "peu de progrès" des négociations.

Plus forte hausse de l'indice EuroStoxx50, LVMH a pris 1,63% à 133,75 euros, aidé par un relèvement de la recommandation de Nomura qui est désormais à "achat" sur le groupe de luxe, avec un objectif de cours porté de 147 à 165 euros.

"Ce matin on avait l'impression que les positions des Démocrates et des Républicains étaient très, très éloignées. Maintenant ils donnent le sentiment de vouloir négocier un compromis et cela relance d'espoir de parvenir à un accord avant la fin de l'année", explique Angus Campbell, responsable de l'analyse marchés chez Capital Spreads à Londres.

La peur du "mur budgétaire" est d'ailleurs jugée exagérée par certains intervenants, pour qui un compromis finira bien par arriver et déclenchera le traditionnel rally de fin d'année des marchés boursiers. "Si on s'inquiétait vraiment pour le 'fiscal cliff', les marchés auraient beaucoup plus baissé", relève Marcus Buyllus, chez MB Capital.

Malgré les inquiétudes sur l'économie mondiale et la crise de la dette dans la zone euro, les Bourses européennes ont conservé leurs gains engrangés depuis la fin juillet quand le président de la BCE Mario Draghi s'était engagé à faire "tout ce qu'il faudrait" pour sauver l'euro. Depuis lors, l'indice paneuropéen large FTSEurofirst 300 a pris quelque 10% et l'EuroStoxx50 a gagné 13%, une avance qu'ils maintiennent.

Sur le marché des changes, les déclarations rassurantes de John Boehner ont aidé l'euro en fin de séance mais la monnaie unique a néanmoins pâti d'inquiétudes sur les suites de l'accord sur la Grèce intervenu à la réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles cette semaine.

L'euro, monté à un plus haut d'un mois de 1,3010 dollar après l'annonce de l'accord dans la nuit de lundi à mardi, se traitait en fin de journée à 1,2923, en repli de 0,10% sur la journée.

"On est prudent sur l'euro car on se demande comment le gouvernement grec arrivera à tenir les engagements qui lui ont été assignés", explique Matthew Lifson, analyste chez Cambridge Mercantile Group à Princeton (New Jersey).

L'accord prévoit que la zone euro et le Fonds monétaire international accordent deux ans de plus à Athènes pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit et qu'ils trouvent 44 milliards d'euros pour maintenir le pays à flot dans l'intervalle, ce qui laisse certains commentateurs dubitatifs.

Sur le marché obligataire, les inquiétudes sur le budget américain ont favorisé les Bunds mais pas au détriment des fonds d'Etat des pays périphériques : le rendement du papier italien à dix ans est retombé à son niveau de juin 2011 et le taux du papier équivalent espagnol a touché un plus bas d'un mois.

Les déclarations de John Boehner ont aussi permis aux cours du pétrole de limiter leurs pertes, s'ajoutant à l'annonce d'une baisse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. En fin de séance européenne, le Brent de mer du Nord cédait 0,95% à 108,83 dollars et le brut léger américain 1,20% à 86,13, après avoir touché des plus bas de 12 jours de respectivement 108,44 et 85,36 dollars.

L'or, quant à lui, a reculé pour la troisième séance consécutive même s'il refait une partie de son retard en fin de journée.

Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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