Les Bourses européennes terminent en forte hausse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte hausse mercredi, pour la deuxième séance d'affilée, après des propos rassurant du président de la BCE et une révision en baisse de la croissance américaine, qui a apaisé les craintes d'un débouclement rapide du programme de soutien de la Réserve fédérale américaine.

Le retour au calme des marchés chinois après l'engagement de la Banque populaire de Chine à prévenir tout assèchement du crédit a contribué au rebond sur l'ensemble des marchés mondiaux, qui avaient été profondément déstabilisés depuis la semaine dernière par l'annonce par la Fed de son intention de limiter dès cette année ses injections de liquidités.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en hausse de 2,09% à 3.726,04 points. Le Footsie britannique a pris encore 1,04% et le Dax allemand 1,66%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a gagné 2,34%.

A la clôture en Europe, les grands indices américains prenaient environ 0,6%, le S&P 500 affichant sa plus forte hausse en deux séances depuis trois semaines, et l'indice MSCI monde progressait de 0,77%.

En Europe, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a assuré que la sortie des mesures exceptionnelles de politique monétaire de la Banque centrale européenne restait "lointaine", tout en se déclarant très attentif à la volatilité des marchés financiers.

Aux Etats-Unis, le rythme de croissance du premier trimestre a été fortement revu en baisse, à 1,8% contre une première estimation de 2,4%.

"Malgré toute la rhétorique et les craintes d'un ralentissement (des injections de liquidités), ces chiffres devraient laisser la Fed fermement engagée dans son plan de stimulation de l'économie, ce qui est positif pour le marché", souligne Michael Mullaney, chez Fiduciary Trust Co à Boston.

En Europe, l'apaisement des inquiétudes s'est traduit notamment par un rebond des secteurs technologiques (+2,91%), des banques (+2,19%) et de l'assurance (+2,09%), mais aussi de la santé (+2,63%), secteur particulièrement défensif et peu sensible aux cycles.

Les ressources de base ont en revanche enregistré la seule baisse sectorielle de la séance et ont perdu 0,74%, en raison de la faiblesse des cours des métaux, dont l'or, à son plus bas niveau en trois ans, et le cuivre.

Sur les marchés obligataires, rassérénés par les propos du président de la BEC, les rendements des dettes à dix ans espagnole et italienne sont en baisse et les futures sur le Bund allemand progressent.

Le Trésor italien a néanmoins dû consentir un rendement en nette hausse pour une adjudication de papier à six mois.

Autre conséquence des propos de Mario Draghi, l'euro s'affaiblit, juste au-dessus de 1,30 dollar. La monnaie américaine profite de son côté de la publication mardi de bons indicateurs aux Etats-Unis pour se renforcer face à un panier de six devises, mais s'affaiblit aussi face au yen, à 97,46.

Le baril de Brent progresse légèrement, autour de 101,45 dollars, et le baril de brut léger américain est stable, autour de 95,40 dollars, malgré l'annonce par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) d'une hausse surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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