Les Bourses européennes terminent en forte hausse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

LONDRES/MILAN (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte hausse mardi, rassurées par les gains engrangés la veille par Wall Street, par la baisse continue de l'euro et par les prévisions jugées rassurantes de plusieurs sociétés cotées, comme Randstad, le numéro deux mondial de l'intérim.

À Paris, le CAC 40 a clôturé sur un gain de 2,77% (133 points) à 4.937,31 points. Le Footsie britannique a pris 1,99% et le Dax allemand 2,41%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 progressait de 2,67% et le FTSEurofirst 300 de 2,51%.

Toutes les valeurs du CAC et tous les grands secteurs du Stoxx 600 paneuropéen ont fini dans le vert.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street progressait nettement après un début de séance hésitant, le Dow Jones gagnant 0,64% et le Nasdaq 0,75%.

En Europe, les valeurs liées à la défense et à la sécurité ont encore été recherchées, sur fond d'intensification des frappes en Syrie. BAE Systems a gagné 1,96%, Airbus 4,27% et Safran 2,82%.

Parallèlement, Randstad a bondi de 6,9%, l'une des meilleures performances de l'indice FTSEurofirst 300; le groupe a dit avoir constaté une accélération de son activité ces dernières semaines et tabler sur une amélioration de ses marges en 2016.

Pour Lorne Baring, directeur de B Capital Wealth Management, en dépit des préoccupations liées à la sécurité après les attentats de vendredi en France, les investisseurs restent confiants dans les perspectives des marchés actions européens.

"Globalement, les vents macroéconomiques sont porteurs pour les actions européennes. La politique monétaire de la BCE va continuer d'affaiblir l'euro face aux autres grandes devises. Nous continuons de recommander de surpondérer les actions européennes", dit-il.

Les spéculations sur un possible assouplissement supplémentaire de la politique monétaire de la Banque centrale européenne le mois prochain ont été alimentées par des déclarations de Peter Praet, l'économiste en chef de l'institution, à Bloomberg, sur la persistance de pressions inflationnistes faibles.

Des intervenants notent aussi l'effet positif de l'accord conclu entre la Grèce et ses créanciers internationaux, qui ouvre la voie au versement d'une nouvelle enveloppe d'aide financière et à la recapitalisation du secteur bancaire.

La Bourse d'Athènes a pris 2,18% mais l'indice local des banques a cédé près de 7%. Sur le marché obligataire, le rendement des titres grecs à dix ans est revenu au plus bas depuis un an, à 7,07%. Il dépassait 19% début juillet.

Sur le marché des changes, le dollar a atteint son plus haut niveau depuis sept mois face à panier d'autres grandes devises de référence; l'euro est tombé à 1,0635 dollar.

Le pétrole perd plus de 1%, à 44 dollars le baril pour le Brent, tout près de 41 dollars pour le brut léger américain.

(Atul Prakash et Danilo Masoni; Marc Angrand pour le service français)

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