Les Bourses européennes terminent en baisse, sauf Londres

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé mardi dans le désordre après un accord sur un gel de la production de pétrole jugé guère convaincant par les investisseurs et un nouveau repli des banques, Standard Chartered en tête.

Orientées à la hausse en début de séance, les places européennes ont réduit puis effacé leurs gains après la déception suscitée par la réunion au Qatar entre quatre grands producteurs, seul Londres réussissant à finir dans le vert.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,11% (4,59 points) à 4.110,66 points. À Francfort, le Dax a perdu 0,78% tandis qu'à Londres, le FTSE prenait 0,65%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a reculé de 0,58% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,44%.

La perspective d'une réduction concertée de la production de pétrole pour réduire l'engorgement du marché avait soutenu dans la matinée les cours du brut et porté les valeurs du secteur de l'énergie, préservant ainsi l'orientation haussière des places européennes.

Le Qatar, l'Arabie saoudite, la Russie et le Venezuela se sont finalement accordés pour geler leur production de brut mais à condition d'être suivis par d'autres grands exportateurs, un point de blocage potentiel majeur avec l'Iran puisque Téhéran entend au contraire augmenter ses extractions.

Le Brent de mer du Nord, qui était passé au-dessus des 35 dollars le baril dans la matinée, évoluait autour de 32,59 dollars à l'heure de la clôture en Europe, en baisse de 2,4%.

Après avoir rebondi de 10% depuis ses plus bas de trois ans touchés jeudi, l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes a abandonné 0,62%, tiré vers le bas par Standard Chartered, qui a perdu 5,34% suite à la dégradation d'un analyste.

La plus forte baisse de l'Eurofirst 300 est pour Telecom Italia qui a cédé 6,45% après avoir dit vouloir ramener son endettement à moins de trois fois son Ebitda d'ici fin 2018, un objectif moins ambitieux que celui d'une dette de 2,5 fois l'Ebitda fin 2017 qui figurait dans le plan précédent.

Contre la tendance à Paris, EDF a bondi de 9,51%, meilleure performance de l'Eurofirst 300, après des résultats supérieurs aux attentes.

Si le rebond des actions n'a pas duré bien longtemps, un calme relatif règne cependant sur le marché des changes, avec un euro stable autour de 1,1147 dollar.

Sur le front de la dette, les valeurs refuge perdent de leur attrait, comme le Bund à 10 ans, dont le rendement a pris 3 points de base à 0,27% après avoir touché la semaine dernière un creux à 0,13%.

Wall Street évolue en hausse de 0,7%, la Bourse de New York rattrapant après un week-end de trois jours la hausse enregistrée lundi par les autres grandes places mondiales.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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