Les Bourses européennes terminent en baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, affectées dans l'après-midi par l'annonce d'une contraction inattendue de l'activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis en mai.

Cet indicateur, couplé au PMI manufacturier chinois qui fait également ressortir une contraction le mois dernier, est venu raviver les incertitudes sur la croissance mondiale au deuxième trimestre. Le Fonds monétaire international, de son côté, a réduit de moitié sa prévision de croissance pour l'Allemagne cette année, à 0,3%.

L'indice paneuropéen FTSEuroFirst 300 a cédé 0,61% à 1208,80 points, au-dessus cependant d'un plus bas d'un mois de 1.201,51 touché le matin, et l'EuroStoxx 50 a régressé de 0,79%. A Paris, le CAC 40 a abandonné 0,71% à 3.920,67 points tandis que le Dax a reculé de 0,76% à Francfort et le FTSE de 0,88% à Londres.

L'indice helvétique SMI, affecté par la hausse du franc suisse, a lâché 2,09% avec une seule hausse parmi les 20 valeurs qui le composent.

A Wall Street, le Dow Jones conservait une avance de 0,28% au moment de la clôture européenne mais le Standard & Poor's 500 a cédé ses gains initiaux pour s'inscrire en baisse de 0,35%. Le Nasdaq Composite, également en hausse à l'ouverture, perdait près de 1%.

L'activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis s'est contractée en mai pour la première fois depuis six mois, en raison d'un recul des nouvelles commandes et d'une moindre demande à l'export, montrent les résultats de l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM) publiés lundi. L'indice ISM du secteur est ressorti à 49,0 contre 50,7 en avril, alors que les économistes attendaient en moyenne une stabilité.

"Ce chiffre a l'avantage de repousser la perspective d'un changement de cap de la Réserve fédérale en matière de politique monétaire mais il suscite aussi des interrogations sur la croissance mondiale", dit Alan Ruskin, responsable de la stratégie Forex de Deutsche Bank à New York.

Publié dans la nuit, l'indice équivalent chinois calculé par HSBC avait également dénoté une contraction du secteur manufacturier, pour la première fois depuis sept mois.

Dans la zone euro, l'indice PMI manufacturier calculé par Markit est quant à lui remonté à son meilleur niveau en quinze mois à 48,3 en mai, mais il reste sous la barre des 50 en-deçà de laquelle il rend compte d'une contraction.

Sur le front des valeurs, les secteurs des ressources de base et de la distribution se sont bien comportés alors que les télécoms et les assureurs ont mené les baisses. Plus fort recul de l'indice EuroStoxx50, le réassureur allemand Munich Ré a lâché 2,66% et son concurrent Hannover Re 3,31%, en réaction aux inondations en Allemagne et en Europe centrale.

Fiat (+3,27%) a signé la meilleure performance de l'EuroFirst 300 après l'annonce par sa filiale américaine Chrysler d'une progression de 11% de ses ventes nord-américaines en mai . A Paris, Renault a en revanche rétrogradé de 2,09% après les derniers chiffres des immatriculations en France, qui font ressortir une chute de 16,5% de ses ventes le mois dernier .

"La séance a été volatile, avec des prises de bénéfice qui ont principalement affecté les secteurs qui avaient bien progressé", relève Veronika Pechlaner, chez Ashburton à Londres, en parlant de correction bienvenue pour les marchés actions.

Sur le marché des changes, le dollar a subi un recul généralisé en réaction à la baisse de l'indice ISM. Le billet vert a touché des plus bas depuis le 9 mai face à l'euro et au yen, repassant symboliquement sous le seuil des 100 yens.

En fin de journée, le dollar cédait 0,7% face à l'euro, à 1,3081, et accusait des baisses de 1,3% contre le franc suisse et le yen, à respectivement 0,9448 franc et 99,22 yens.

Sur le marché obligataire, les Bunds, affectés par l'indice PMI meilleur que prévu de la zone euro, ont réduit leurs pertes après la publication de l'indice américain et la réduction de la prévision de croissance du FMI pour l'Allemagne.

Du côté des matières premières, l'or a profité de la baisse des marchés actions et du dollar pour repasser le seuil psychologique des 1.400 dollars l'once. En fin de séance européenne, l'once de métal fin gagnait plus de 2% à 1.416,11 dollars.

Le pétrole est quant à lui reparti à la hausse après sa baisse du début de journée, qui avait fait tomber le Brent sous les 100 dollars pour la première fois depuis un mois. Vers 15h35 GMT, le baril de Brent affichait un gain de 1,82% à 102,22 dollars, soutenu entre autres par les inondations en Allemagne qui perturbent les acheminements par le Rhin.

Véronique Tison pour le service français

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