Les Bourses européennes terminent dans le rouge

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé la séance de jeudi dans le rouge, mais avec des pertes limitées voire négligeables, l'incertitude entourant malgré tout la teneur de la prochaine réunion de la Réserve fédérale - et ses retombées - ayant poussé les investisseurs à la réserve même si le ballet diplomatique en cours destiné à prévenir des frappes aériennes en Syrie constitue plutôt un élément de soutien.

A mi-séance, Wall Street accusait elle-même une légère baisse, la statistique des inscriptions au chômage bien meilleure que prévu semblant ne devoir son lustre qu'à un problème technique, ce qui n'est pas du meilleur effet après les chiffres décevants de l'emploi vendredi dernier.

À Paris, le CAC 40 a terminé en recul de 12,48 points (-0,30%) à 4.106,63. Le Footsie britannique a gagné 0,01% et le Dax allemand a cédé 0,02%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,05%.

Pour les économistes, il semble quasiment acquis que le président de la Fed Ben Bernanke annoncera la semaine prochaine, au terme d'une réunion monétaire de deux jours, que le dénouement du programme de rachats d'actifs est lancé, au vu de la performance économique des Etats-Unis et en dépit de la dernière statistique de l'emploi. Ce programme totalisant actuellement 85 milliards de dollars par mois, le marché s'interroge surtout sur la soustraction qu'il devra subir: 10 ou 15 milliards de dollars en moins?

Cette autre incertitude affecte le dollar, qui a reculé face au yen et à un panier de devises mais est par contre quasiment inchangé face à l'euro. La monnaie unique pâtit de l'annonce d'une baisse surprise de la production industrielle dans la zone euro en juillet, témoignant de la faible demande des ménages européens et de la fragilité du début de reprise économique enregistré par la majorité de la région au deuxième trimestre.

"Le fait est là: on s'oriente à l'évidence vers un dénouement (de la politique d'assouplissement quantitatif)", dit Gordon Charlop (Rosenblatt Securities). "C'est très bien parce que ça veut dire que ça a marché. Quel sera le degré de mesure de la Fed? C'est la question mais on peut penser qu'elle restera prudente. Elle sera très mesurée dans son approche et évitera toute précipitation".

Sur le dossier syrien, le secrétaire d'Etat américain John Kerry est à Genève pour prendre connaissance du détail du plan russe pour la Syrie destiné à éviter des frappes militaires occidentales contre le régime du président Bachar al Assad. L'initiative de Moscou, allié indéfectible de Damas, a remis la diplomatie au coeur du conflit syrien, qui dure depuis plus de deux ans et demi et a franchi une étape avec l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas imputée par les Occidentaux aux forces gouvernementales.

La question est évidemment surveillée de près par le marché pétrolier, de par les perturbations potentielles qu'elle pourrait entraîner sur l'offre pétrolière du Moyen-Orient.

Mais ce dernier en est à sa deuxième journée de hausse, après deux séances de fortes pertes qui ont retranché cinq dollars au Brent de Mer du Nord, car la Libye a déclaré un cas de "force majeure" sur trois terminaux qui n'exportaient plus depuis deux semaines.

Les troubles politiques en Libye ont déjà ramené la production locale au dixième de son rythme habituel ce mois-ci et les exportations ont chuté de quelque 80.000 barils par jour.

Sur le marché obligataire, le Trésor italien a émis pour 5,5 milliards d'euros d'obligations à moyen et long termes à des rendements en hausse par rapport aux précédentes opérations comparables, conséquence du regain de tension au sein de la coalition gouvernementale.

Aux valeurs, Sanofi (-2,64%) enregistre la perte la plus forte de l'indice EuroStoxx 50. Le groupe pharmaceutique a annoncé jeudi le retrait de sa demande d'enregistrement aux Etats-Unis de Lixisénatide, un antidiabétique, qu'il prévoit de soumettre à nouveau à la FDA (Food and Drug Administration) américaine en 2015.

La plus forte hausse revient au groupe néerlandais de semi-conducteurs ASML Holding qui prend 4,85% après l'annonce d'une émission obligataire réussie. Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison

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