Les Bourses européennes terminent dans le désordre

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le désordre jeudi, prises entre quelques bons résultats trimestriels, notamment à Paris, et les tensions en Ukraine qui limitent l'appétit pour le risque sur les marchés mondiaux.

La tension est montée d'un cran en Crimée, région autonome d'Ukraine amenant les nouvelles autorités ukrainiennes à lancer un avertissement à Moscou.

Le rouble est tombé à son plus bas niveau en cinq ans face au dollar et la devise ukrainienne, la hryvnia, a touché un nouveau plus bas record, après l'annonce par la banque centrale qu'elle n'interviendrait pas pour soutenir sa devise dans les prochains jours.

À Paris, l'indice CAC 40 a fini quasiment stable (-0,01%) à 4.396,39 points. Le Footsie britannique a pris 0,16% mais le Dax allemand a perdu 0,76%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,42% et le FTSEurofirst 300 a abandonné 0,24%.

"La faiblesse en Europe aujourd'hui semble liée à l'incertitude géopolitique qui accroît l'aversion au risque", dit Robert Parkes, chez HSBC à Londres.

Dans ce contexte, l'indice de volatilité en Europe, qui reflète la nervosité du marché, a grimpé de 6% à 17,12 après avoir touché 18,13, tout en restant en deçà de son pic de 2014 à 24,6 points atteint le 31 janvier.

A la clôture en Europe, les grands indices américains progressaient de 0,2% à 0,3%, soutenus par de bonnes surprises au niveau des résultats trimestriels dans la grande distribution pour la période cruciale des fêtes de fin d'année.

Les propos très attendus de la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen devant le Sénat n'ont pas apporté les éclaircissements attendus concernant l'impact de la vague de froid sur l'économie américaine.

Aux valeurs en Europe, l'indice des assureurs a perdu 0,7%, plus forte baisse sectorielle, plombé par Allianz (-2,29%), qui a subi une des plus fortes pertes de l'EuroStoxx 50.

Essilor a cédé 3,21%, plus forte baisse du CAC et de l'EuroStoxx 50, en raison du scepticisme des analystes à lecture des prévisions du numéro un mondial des verres correcteurs.

Le secteur télécoms français est resté dans le rouge dans un contexte de réorganisation d'une concurrence de plus en plus vive. Vivendi a perdu 2,2%, Bouygues 2,4% et Orange 1,13%. A rebours de tendance, Iliad, à l'origine d'une nouvelle guerre des prix dans le mobile, a grimpé de 2,09%.

En revanche, de bonnes surprises au niveau des résultats ou du dividende de Veolia (+8,24%), GDF Suez (+6,04%) et Vallourec (+4,85%) ont permis au CAC 40 de terminer sur une note stable.

Royal Bank of Scotland, qui a accusé la plus forte perte en Europe (-7,74%), a publié une perte de 8,2 milliards de livres en 2013.

Le dollar et l'euro perdent du terrain, tandis que l'incertitude géopolitique favorise les obligations du Trésor américain, le yen et le franc suisse auprès des investisseurs en quête de sécurité.

Sur le front du pétrole, le baril de Brent s'est replié en dessous des 109 dollars et le WTI texan est également en recul mais il surperforme le Brent, ce qui provoque une réduction de l'écart de cours entre les deux qualités de brut.

(Juliette Rouillon pour le service français)

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