Les Bourses européennes stagnent à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES STAGNENT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES STAGNENT À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes stagnent lundi à mi-séance et Wall Street est attendue en légère hausse, le retour de l'incertitude concernant la stratégie de la Fed annulant l'impact positif du triomphe d'Angela Merkel aux élections législatives allemandes et d'une série de bons indicateurs économiques en Chine et dans la zone euro.

Les investisseurs s'interrogent sur la politique monétaire de la Fed après sa décision la semaine dernière, contre toute attente, de ne pas toucher à son programme d'injections de liquidités dans l'économie.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,04% à 4.205,34 points vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,16% et à Londres, le FTSE cède 0,29%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 cède 0,06%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,08% à 0,37%.

La plupart des indices boursiers en Europe et aux Etats-Unis avaient atteint des records pluriannuels la semaine dernière après la décision de la Fed, mais avec les déclarations de trois responsables de la banque centrale prévues ce lundi, les intervenants s'attendent à des mouvements erratiques sur les marchés.

"Il semble que nous en soyons à nouveau réduits à interpréter les vagues signaux émis par les membres du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed) et à dépendre des statistiques mensuelles qui font régulièrement l'objet de révisions drastiques", dit Alastair Winter, économiste chez Daniel Stewart & Co.

"En attendant une plus grande clarté, la plupart des marchés vont rester perturbés, y compris ceux qui profitent habituellement de la poursuite du QE ("quantitative easing" ou programme d'injections de liquidités)", ajoute-t-il.

En Allemagne, plébiscitée pour son rôle pendant la crise de la zone euro, Angela Merkel a conduit dimanche les conservateurs à un succès triomphal aux élections législatives fédérales, près de la majorité absolue.

Sur le plan macroéconomique, une série d'indices PMI ont signalé une accélération de la croissance de l'industrie manufacturière en Chine et une bonne tenue du secteur privé dans la zone euro - notamment en Allemagne et en France - grâce au secteur des services.

Aux valeurs, l'italien Finmeccanica prend 4,4%, dopé par la l'annonce par le groupe de défense déficitaire qu'il est en négociations pour vendre sa filiale Ansaldo Energia à un groupe coréen.

Infineon surperforme également la tendance avec un gain de 1,7% après une déclaration de son directeur financier, rapportée dans la presse, selon laquelle le fabricant de puces allemand s'attend à dégager sur l'exercice 2012-2013 un bénéfice supérieur de 20% à l'objectif affiché.

Sur le marché obligataire, les futures sur Bund à 10 ans allemand progressent légèrement. Les intervenants n'attendant pas de changement notable dans la position de Berlin vis-à-vis de ses partenaires européens en difficultés après la large victoire d'Angela Merkel.

Le rendement des obligations irlandaises à 10 ans baissent de 3,2 points de base à 3,858%, son plus bas niveau en près de neuf semaines, à la suite du relèvement par Moody's de la perspective de sa note.

Le Brent mer du Nord se maintient au-dessus des 109 dollars le baril, les bons chiffre de croissance en Chine et en zone euro promettant une hausse de la demande de pétrole, mais les intervenants sont prudents en attendant d'en savoir plus sur les intentions de la Fed en ce qui concerne ses rachats d'actifs.

L'incertitude sur les projets de la Fed pèse aussi sur le marché de l'or, autour de 1.320 dollars l'once après un pic de 1.374,54 touché jeudi dernier.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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