Les Bourses européennes se retournent à la hausse à la mi-séance

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LA BOURSE DE PARIS DANS LE VERT À LA MI-SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS DANS LE VERT À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes se sont retournées à la hausse à mi-séance mardi, soutenues par la perspective d'une ouverture légèrement positive à Wall Street, par le reflux de l'euro et par la bonne tenue du secteur bancaire.

À Paris, le CAC 40 s'octroie 15,55 points ou 0,43% à 3.666,13 à 12h00 GMT, après avoir reculé jusqu'à 3.639 le matin. Le FTSE-100 progresse de 0,30% à Londres et le Dax-30 de 0,15% à Francfort.

L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 avance de 0,48% alors que le FTSEurofirst 300 ne peut faire mieux qu'un gain modeste de 0,09%.

Le secteur bancaire tire les indices à la hausse avec en vedette Barclays, qui s'adjuge 5,09% à Londres après l'annonce d'un important plan d'économies. BBVA, BNP Paribas, Société générale et Intesa Sanpaolo figurent toutes dans le top-10 de l'Eurostoxx 50 avec des gains compris entre 1,2 et 2,2%.

En tête des hausses de l'indice paneuropéen, L'Oréal s'octroie 3,80% au lendemain de la publication de ses résultats trimestriels marqués par une amélioration de sa rentabilité.

En repli, Danone (-1,34%) pâtit d'une baisse de recommandation à la fois d'UBS et de Morgan Stanley, tandis que France Télécom cède 1,08% dans le sillage de sa filiale polonaise TPSA qui a averti sur ses résultats en 2013. TPWA plonge de 25% à Varsovie mais France Tél assure que son "profit warning" sera sans impact sur ses propres prévisions.

En tête des baisses du FTSEurofirst 300, Michelin (-3,44%) est sanctionné pour ses prévisions de résultats qui ont déçu.

A Amsterdam, TomTom, le numéro un européen de l'aide à la navigation, victime collatérale de la contraction du marché automobile, chute de 7,83% après avoir annoncé anticiper une baisse de moitié de son bénéfice cette année.

A Milan, le groupe de défense Finmeccanica décroche de 7,9% après l'arrestation de son administrateur délégué Giuseppe Orsi, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption lors de l'attribution d'un contrat en Inde.

Sur le marché des changes, l'euro reflue de 0,33% à 1,3446 dollar, non loin de son point bas du 7 février à 1,3353, après la publication d'un communiqué du G7 réaffirmant que les taux de change doivent être déterminés par le marché.

Le communiqué spécifie en outre que les politiques nationales des Etats ne doivent pas s'accompagner de cibles pour les monnaies mais il reste à voir si cela suffira à contenir la dépréciation du yen. La devise japonaise s'affiche en baisse de 0,29% face à l'euro mais se raffermit légèrement contre le dollar, en attendant la réunion des ministres des Finances du G20 en fin de semaine à Moscou.

Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts espagnols et italiens poursuivent leur mouvement de détente avec des reculs de 13 points de base pour le rendement du 10 ans espagnol, à 5,31%, et de 11 pdb pour son équivalent italien, à 4,50%. Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, fait mardi un déplacement remarqué en Espagne où il doit exposer aux parlementaires son programme OMT de rachat d'obligations souveraines et rencontrer dans l'après-midi le président du gouvernement Mariano Rajoy.

Comme les Bourses, les cours du pétrole se sont orientés à la hausse après un début de séance en repli. Le Brent de mer du Nord gagne 0,58% à 118,81 dollars en milieu de journée, portant ses gains à plus de 10% depuis le début de l'année. "On profite tout à la fois de l'afflux d'argent frais sur le marché, de sanctions plus efficaces contre l'Iran et du temps froid", explique un courtier. L'annonce d'un troisième essai nucléaire nord-coréen n'a en revanche peu ou pas d'impact.

Véronique Tison, édité par Benoît Van Overstraeten

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  • lelis le mardi 12 fév 2013 à 14:30

    Débile, la première phrase.