Les Bourses européennes se reprennent à mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES SE REPRENNENT À MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES SE REPRENNENT À MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes reprenaient du poil de la bête mercredi à mi-séance, en particulier sur des rachats à bon compte, la reprise des cours pétroliers soutenant des valeurs de l'énergie qui avaient auparavant souffert.

Cet élément compense l'effet baissier exercé en début de séance par un indice manufacturier chinois tombé à son niveau le plus bas depuis 2009, tandis que l'action Volkswagen se redresse nettement elle aussi.

À Paris, le CAC 40 gagne 52,01 points (1,17%) à 4.480,52. À Francfort, le Dax prend 1,18% et à Londres, le FTSE progresse de 1,44%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s'octroie 0,89% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro 1,24%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse après le net recul de la veille.

"Etonnamment, la réaction négative à la statistique chinoise décevante a été très limitée ce qui laisse penser qu'elle avait été pour l'essentiel déjà prise en compte dans les cours", commente Markus Huber, analyste de Peregrine & Black. "A mesure que les retombées du choc Volkswagen s'atténueront, des fondamentaux économiques généralement positifs et les coups de pouce des banques centrales devraient de plus en plus venir soutenir le marché.

La volatilité est intense sur l'action Volkswagen à la suite du scandale des tests d'émission truqués. Depuis le début de la semaine, le tiers au moins de sa valorisation s'est évaporé et Deutsche Bank qualifie le scandale de "cauchemar des investisseurs". Pourtant, l'action regagne 2,6% à 108,75 euros à la mi-journée. Dans le même secteur, Renault laisse 1,8%, quatrième perte de l'indice FTSEurofirst 300.

Le président du directoire Martin Winterkorn a été sommé de s'expliquer mercredi devant le comité restreint du conseil de surveillance du groupe automobile au sujet de la manipulation des tests sur les émissions polluantes de ses véhicules aux Etats-Unis, qui a plongé le premier constructeur européen dans le plus grave scandale de ses 78 ans d'existence.

L'indice des ressources naturelles enregistre pour le moment le gain sectoriel le plus élevé, de 1,52%, alors que les cours pétroliers gagnent autour de 0,3%. Hausse également des valeurs minières (+1,54%), tombées auparavant à leur niveau le plus bas depuis 2009 dans le sillage du cuivre et du nickel qui eux aussi remontent.

Le platine, très employé dans les moteurs diesel et comme tel un temps attaqué dans le sillage de l'affaire Volkswagen, se stabilise avoir inscrit dans le courant de la matinée un nouveau plus bas de six ans et de mi de 925,30 dollars l'once.

Les Bourses européennes n'ont que peu réagi au tassement de la croissance du secteur privé de la zone euro, tel que révélé par l'indice PMI Markit.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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