Les Bourses européennes se reprennent à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN LÉGÈRE HAUSSE À LA MI-JOURNÉE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN LÉGÈRE HAUSSE À LA MI-JOURNÉE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes regagnent du terrain vendredi à mi-séance et Wall Street est attendue en hausse, ce qui compense en partie la chute observée la veille, même si les investisseurs s'attendent à une grande volatilité à moyen terme, à cause de la perspective d'un ralentissement de la politique de soutien à l'économie de la Réserve fédérale des Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,93% (+34,52 points) à 3.733,45 points vers 12h15. À Francfort, le Dax progresse de 0,45% et à Londres, le FTSE prend 1,06%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 avance de 0,75%.

L'indice des valeurs technologiques enregistre l'une des rares baisses sectorielles, même si elle reste limitée à un déclin de 0,5%. Le géant américain des logiciels Oracle a publié jeudi soir des résultats inférieurs aux attentes pour le deuxième trimestre consécutif, faisant douter de sa capacité à rebondir, et avec lui de la solidité de l'ensemble du secteur.

L'action de l'éditeur allemand de logiciels SAP enregistre d'ailleurs la plus forte baisse de l'EuroStoxx 50, perdant 1,70% à 55,67 euros.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse après la plus forte baisse sur deux jours enregistrée depuis novembre 2011, ce qui augure d'une forte volatilité au cours des prochains mois.

Le marché obligataire se stabilise après l'affolement entraîné la veille par les craintes sur l'avenir de la politique de la Fed. Les futures sur le Bund allemand restent peu changées autour de 142, tandis que les obligations italiennes et espagnoles rebondissent.

Les obligations d'Etat grecques sont en baisse, à cause des craintes sur la situation politique à Athènes, où la Gauche démocratique, plus petit parti de la coalition au pouvoir, pourrait décider de retirer son soutien au gouvernement mené par Antonis Samaras.

L'écart se creuse entre les rendements du Bund et ceux des bons à dix ans du Trésor américain, ce qui pousse l'euro à s'affaiblir légèrement face au dollar, même si la monnaie américaine se maintient à un niveau élevé face à un panier de six devises, profitant de la perspective de ralentissement des rachats d'actifs de la Fed.

Le baril de Brent rebondit à près de 103 dollars, car des investisseurs profitent de sa chute de la veille pour acheter du pétrole à moindre coût, et les cours sont soutenus par les craintes liées au conflit syrien sur la situation au Moyen-Orient.

Julien Dury pour le service français, édité par Marc Angrand

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