Les Bourses européennes restent dans le rouge à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restaient dans le rouge vendredi à mi-séance et Wall Street devrait ouvrir en léger recul aussi, dans la crainte que le blocage des négociations budgétaires ne menace la reprise fragile de l'économie américaine.

Comme la veille, la crise politique en Italie fait monter le rendement de la dette du pays et pèse sur la Bourse de Milan. Le rendement moyen des obligations à 10 ans adjugées ce vendredi par le Trésor italien a atteint son plus haut niveau en trois mois, à 4,50%.

À Paris, l'indice CAC 40 recule de 0,27% à 4.175,26 points vers 11h00 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,38% et à Londres, le FTSE abandonne 0,84%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 cède 0,38%, tiré vers le bas notamment par le secteur des ressources de base (-1,95%).

Milan sous-performe la tendance en Europe, avec un recul de 0,92%.

A Paris, Vallourec (-9,4%) accuse la plus forte baisse du CAC 40 et du SBF 120, les investisseurs craignant des conséquences importantes de la chute du real brésilien et une forte baisse d'activité de Petrobras, un de ses principaux clients.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture stable pour le Dow Jones et en baisse de 0,43% pour le S&P et de 0,34% pour le Nasdaq.

Les prises de positions des parlementaires républicains jeudi ne contribuent pas à l'optimisme quant à une résolution rapide de la bataille budgétaire - qui risque de déboucher sur une paralysie de l'Etat le 1er octobre et à un défaut de paiement mi-octobre - et annonce des échanges musclés ce week-end.

La Chambre des représentants, à majorité républicaine a refusé jeudi de donner suite au projet de loi présenté par le président américain Barack Obama dont l'adoption aurait permis au gouvernement de se financer au delà de la date du 30 septembre, de relever le plafond de l'endettement des Etats-Unis et d'éviter ainsi que le pays fasse défaut.

"Tout le monde veut naturellement croire qu'un compromis de dernière minute est probable, mais la stratégie politique du bord de l'abîme laisse penser qu'ils pourraient bien aller dans le mur", souligne Ned Rumpeltin, responsable de la stratégie sur les marchés des changes chez Standard Chartered Bank.

Les marchés européens s'apprêtent à finir la semaine sur une note étale, mais le mois de septembre s'annonce en nette progression. Depuis le début du mois, le CAC 40 a pris plus de 6% et l'EuroStoxx 50 plus de 7%.

Le dollar perd du terrain, ayant touché un plus bas de sept mois et demi contre le franc suisse, dans l'incertitude sur le vote du Budget américain et le calendrier de sortie du programme de rachats d'actifs de la Réserve fédérale.

La livre sterling a progressé après des propos du gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney qui ne voit pas la nécessité d'augmenter le programme de rachat d'obligations de la banque centrale étant donnés les signes de reprise de l'économie britannique. La devise se traite autour de 1,6090 dollar.

Le yen se raffermit également, autour de 98,50 pour un dollar, après une déclaration du ministre japonais des Finances, Taro Aso, affirmant qu'il n'envisageait pas d'abaisser le taux d'imposition sur les sociétés dans l'immédiat.

Sur le front du pétrole, le Brent mer du Nord stagne sous la barre des 109 dollars le baril, en route pour une troisième séance de baisse d'affilée, avec l'apaisement des tensions autour de la Syrie et de l'Iran.

Les investisseurs attendent les revenus des ménages et l'indice Reuters-Michigan aux Etats-Unis, après de bons chiffres de l'emploi la veille.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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