Les Bourses européennes réduisent leurs gains à la mi-séance

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HAUSSE RALENTIE POUR LES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-JOURNÉE
HAUSSE RALENTIE POUR LES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-JOURNÉE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont réduit leurs gains à la mi-journée en raison des préoccupations politiques croissantes sur la Grèce et après la publication d'indicateurs économiques mitigés en Europe.

À Paris, le CAC 40 avance de 30,88 points, soit 0,73% à 3.170,51 points vers 12h55. À Francfort, le Dax progresse de 0,26% et à Londres, le FTSE gagne 0,37%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s'adjuge 0,38% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,49%.

Les échanges boursiers sont toutefois limités à la veille des fêtes de Noël et les marchés attendent une volée d'indicateurs américains dans l'après-midi, dont le PIB du troisième trimestre en version définitive.

"La plupart des investisseurs ont fermé leurs livres pour l'année. Il n'y a pas beaucoup de volume et les indices sont pour la plupart dans une zone neutre pour le moment", commente Jean-Louis Cussac (Perceval Finance).

En France, l'Insee a confirmé mardi une hausse de 0,3% du PIB au troisième trimestre, après un recul de 0,1% au trimestre précédent.

La consommation des ménages en biens est également ressortie en hausse, de 0,4% en novembre.

En Grande-Bretagne, la croissance annuelle a en revanche été revue en baisse à 2,6% au troisième trimestre, soit 0,4 point de moins que l'estimation précédente, en raison du recul de l'investissement des entreprises et de l'Etat.

En outre, le pays a enregistré un déficit courant de 27 milliards de livres au troisième trimestre, soit l'équivalent de 6,0% du PIB.

Sur le plan politique, le risque d'une nouvelle période d'instabilité en Grèce pèse sur les marchés. Vers 12h00 GMT, la Bourse d'Athènes perd 1,67%, après avoir abandonné jusqu'à 2,50% en séance. Le candidat de la coalition gouvernementale grecque, l'ancien commissaire européen Stavros Dimas, n'a pas pu être élu mardi, au deuxième tour de la présidentielle au parlement grec, recueillant seulement 160 voix au lieu de 200 requises.

"L'instabilité guette la Grèce et par extension la zone euro", commente Connor Campbell (Spreadex).

Au plan sectoriel, sur le Stoxx 600, tous les indices sont dans le vert, à l'exception de celui de l'immobilier et des télécommunications, en léger repli de respectivement 0,15% et 0,06%. L'indice de la construction tire le marché avec un gain de 1,07%.

Les valeurs bancaires souffrent de l'incertitude politique en Grèce. National Bank, Bank of Piraeus, Alpha Bank abandonnent chacune près de 5% pour figurer parmi les plus fortes baisses de l'indice paneuropéen.

A Paris, Technip, Solvay et Carrefour forment le tiercé gagnant avec un gain compris entre 1,49 et 1,80%. Unibail Rodamco, Alcatel-Lucent et Airbus Group sont les seuls titres en perte sur l'indice vedette parisien vers 12h50.

Thales est en tête du CAC 40 après avoir annoncé mardi la nomination à venir d'un tandem constitué de l'ex-patron d'EDF Henri Proglio comme président non exécutif et de l'actuel numéro deux de Thales Patrice Caine comme directeur général, pour succéder au PDG Jean-Bernard Lévy

Alstom gagne 0,53%. Le groupe a plaidé coupable aux Etats-Unis dans un dossier de corruption et versera une amende de 772 millions de dollars (630 millions d'euros) dans le cadre d'un règlement négocié avec le département américain de la Justice.

A Amsterdam, Nutreco chute de près de 5% après l'annonce de l'abandon de l'OPA de Cargill sur le spécialiste de la nutrition animale.

L'euro, à un plus bas de deux ans et demi face au billet vert, est stable (-0,06%) à 1,2222 dollar.

Le Brent de mer du Nord regagne du terrain (+0,96%) à 60,69 dollars au lendemain de sa forte chute. Les pays arabes membres de l'Opep s'attendent à un rebond des prix entre 70 et 80 dollars le baril à la fin de l'année prochaine avec le regain de la demande lié à l'accélération de l'économie mondiale.

(Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • faites_c le mardi 23 déc 2014 à 14:07

    "Les valeurs bancaires souffrent de l'incertitude politique en Grèce. National Bank, Bank of Piraeus, Alpha Bank abandonnent chacune près de 5% pour figurer parmi les plus fortes baisses de l'indice paneuropéen." J'adore ce genre de commentaire tout à fait inutile surtout qu'il ne reflète que l'état des banques grecques! Ces 3 banques doivent peser chacune pour moins de 0.01% de l'indice et donc même avec une chute de 50% de ces valeurs, l'indice paneuropéen serait affecté de moins de 0.1%!!!