Les Bourses européennes reculent à mi-séance, Milan en hausse

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RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES VERS LA MI-SÉANCE
RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES VERS LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes reculaient autour de 0,5% mercredi vers la mi-séance, les investisseurs commençant enfin à être échaudés par la persistance de l'impasse budgétaire aux Etats-Unis, de mauvais augure pour les négociations encore plus cruciales sur le plafond de le dette.

À Paris, le CAC 40 cédait 0,7% (-29,49 points) à 4.167,11 points vers 12h05. À Francfort, le Dax reculait de 0,5% et à Londres, le FTSE abandonnait 0,77%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 se repliait de 0,45%.

Après avoir clôturé en hausse mardi, comme la plupart des autres places mondiales, Wall Street devrait ouvrir en nette baisse d'après les premières indications disponibles.

A ce stade, le déblocage de l'impasse budgétaire, qui a conduit à la première fermeture des services de l'Etat en 17 ans, ne semble pas en vue.

Et, au-delà de cette fermeture, les intervenants de marché voient s'approcher le 17 octobre, date autour de laquelle les Etats-Unis risquent d'atteindre le plafond légal de la dette fédérale, ce qui les placerait de facto en situation de défaut, une situation bien plus redoutable a priori que le "shutdown".

Contre la tendance, la Bourse de Milan gagnait quelque 1,13%, à un plus haut de deux ans, dans la perspective de voir le gouvernement d'Enrico Letta recevoir la confiance du Parlement, évitant ainsi une nouvelle crise politique à l'Italie.

Vingt-cinq sénateurs italiens sont prêts à faire scission avec le reste du Peuple de la liberté (PDL, droite) de Silvio Berlusconi et à former leur propre groupe parlementaire, a déclaré mercredi matin le sénateur Roberto Formigoni. Ce nouveau groupe soutiendrait le governissimo (gouvernement de large entente) dirigé par Enrico Letta (centre gauche).

Cette anticipation d'un renforcement de la coalition gauche-droite au pouvoir, quelques jours après avoir été mis en péril par la démission de ministres proches de Silvio Berlusconi, se traduit également par une baisse du rendement des obligations souveraines italiennes qui revient à 4,38% après un pic de 4,73% atteint lundi.

En revanche, les coûts de financement des autres pays dits "périphériques" étaient en légère augmentation alors que ceux des pays du "coeur" de la zone euro s'inscrivaient en léger recul, signe que les investisseurs n'ont pas envie de prendre des risques démesurés.

Du côté des valeurs, l'action Tesco perdait plus de 3% après que le numéro un britannique de la distribution a fait état de ventes à magasins constants inchangées sur son deuxième trimestre fiscal malgré un investissement d'un milliard de livres consacré à la relance de ses activités en Grande-Bretagne.

Le titre Lufthansa (-3,58%) pesait également sur la cote, la valeur ayant subi un abaissement de recommandation de la part de Deutsche Bank.

A l'autre bout du spectre, le titre Portugal Telecom s'envolait de 14,38% à 3,89 euros. L'opérateur télécoms a annoncé un projet de fusion avec l'opérateur brésilien Oi, dont il est le principal actionnaire.

Après avoir tenu bon pendant une bonne partie de la matinée, le dollar est reparti à la baisse face à un panier devises internationales en raison des blocages aux Etats-Unis, qui pèsent aussi sur les cours du pétrole.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison

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