Les Bourses européennes reculent à mi-séance, excepté Londres

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LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À MI-SÉANCE, EXCEPTÉ LONDRES
LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À MI-SÉANCE, EXCEPTÉ LONDRES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes reculent à mi-séance jeudi, à l'exception de Londres, et Wall Street est attendue en baisse, après des indicateurs attestant d'un ralentissement de la croissance du secteur privé en zone euro, lequel pénalise aussi la monnaie unique européenne.

À Paris, le CAC 40 cède 0,77% (-44,15 points) à 5.167,20 points vers 12h30. À Francfort, le Dax abandonne 1,05%. En revanche, à Londres, le FTSE progresse de 0,1%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,53% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,78%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent aussi une ouverture de Wall Street en baisse avant la publication dans l'après-midi des inscriptions hebdomadaires au chômage, de l'indice PMI flash pour le secteur manufacturier au mois d'avril et des reventes de logements neufs au mois de mars.

Après un début de séance dans le vert, la tendance s'est rapidement retournée en Europe avec la publication des indices PMI flash pour les secteur manufacturier et des services en France, en Allemagne et pour la zone euro montrant un net ralentissement de la croissance.

La croissance du secteur privé au sein de la zone euro est ainsi ressortie inférieure aux attentes en dépit du soutien apporté par la baisse de l'euro aux exportateurs et de la mise en oeuvre le mois dernier du programme d'assouplissement quantitatif (QE) de la Banque centrale européenne (BCE).

Aux valeurs, les publications de résultats ont été à l'origine des variations les plus significatives.

A Paris, Michelin, plus forte hausse du CAC 40, gagne 6,6% après avoir révisé à la hausse l'impact favorable des changes et des matières premières pour 2015 et annoncé un programme de rachat d'actions.

Pernod Ricard s'adjuge 2,6% après son chiffre d'affaires du 3e trimestre.

A Zurich, Novartis gagne 1,6% après avoir fait état d'une bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, ses fortes marges lui permettant de compenser l'impact de la hausse du dollar.

En revanche, Ericsson dévisse de près de 10% à la Bourse de Stockholm. L'équipementier télécoms a publié un bénéfice d'exploitation trimestriel en deçà du consensus et déclaré que le développement rapide de réseaux 4G en Chine devrait se poursuivre mais qu'en revanche, le marché resterait poussif en Amérique du Nord à court terme.

Sur le marché des changes, l'euro recule, pénalisé par les indications sur le ralentissement de la croissance au sein de la zone euro et les inquiétudes suscitées par la Grèce.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras doit rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel ce jeudi en marge du Conseil européen de Bruxelles consacré aux migrants en Méditerranée, à la veille d'une réunion de l'Eurogroupe à Riga au cours de laquelle Athènes n'a pas prévu de présenter une liste de réformes économiques réclamée par ses bailleurs de fonds.

Le pétrole est en léger repli, une nouvelle hausse des stocks de brut aux Etats-Unis éclipsant les inquiétudes sur l'approvisionnement liées à la poursuite des bombardements de la coalition emmenée par l'Arabie saoudite au Yémen. Le baril de brut léger américain cède 0,45% à 55,93 dollars et le Brent 0,32% à 62,53 dollars.

(Marc Joanny, édité par Wilfrid Exbrayat)

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