Les Bourses européennes progressent à la mi-séance

le
0
ACCROISSEMENT DES GAINS DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE
ACCROISSEMENT DES GAINS DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes accroissent leurs gains à mi-séance, à l'exception de Londres, les investisseurs anticipant une réponse positive de la Banque centrale européenne à leur souhait d'y voir plus clair sur le plan de rachat d'obligations des pays de la zone euro en difficulté pour alléger leurs coûts d'emprunt.

"Cette réunion est cruciale car les attentes sont très élevées. Si la BCE n'y répond pas, on va connaître à nouveau des moments difficiles", souligne Gilles Moec, économiste Europe chez Deutsche Bank.

En attendant, l'optimisme est de mise et à Paris, le CAC 40 gagnait 1,03% à 3440,92 points vers 10h40 GMT. À Francfort, le Dax bondissait de 1,38% tandis qu'à Londres, le FTSE progressait de 0,64%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 avançait de 1,26%.

Même si le plan de rachat d'obligations répond globalement aux attentes des marchés, les analystes sont réservés sur son impact, rappelant que son application sera conditionnée à une demande d'aide des pays concernés, et se heurtera encore à de nombreux obstacles, dont le feu vert de la Cour constitutionnelle au nouveau fonds de sauvetage européen.

"C'est sûrement une bonne chose si (la BCE) dispose d'un montant illimité et si elle renonce à son statut de créancier privilégié. Mais il faudra toujours attendre que des pays comme l'Espagne et l'Italie formulent une demande d'aide pour qu'elle entre en action", rappelle Gerhard Schwarz, stratège actions chez Baader Bank.

Aux valeurs, le secteur automobile (+1,89%) mène le bal, porté notamment par Michelin(+3,68%). Tous les secteurs sont dans le vert, les valeurs cycliques étant particulièrement recherchées par les investisseurs qui parient sur un signal suffisamment fort de la BCE pour redonner le goût du risque aux marchés.

Sur le marché obligataire, les rendements espagnols sont un peu remontés dans la matinée après l'adjudication de 3,5 milliards d'euros de dette par le Trésor espagnol, qui a atteint ses objectifs mais sans convaincre tous les investisseurs que les taux actuels sont suffisamment attractifs.

"La qualité des soumissions traduit une certaine réticence à acheter du papier sauf quand il est très peu cher", relève Peter Chatwell, stratège taux chez Crédit Agricole à Londres.

Le taux de rendement des obligations espagnoles à deux ans est remonté à 10h30 GMT à 3,27% après être tombé jusqu'à 3,00% avant l'adjudication. Le papier espagnol à dix ans reste relativement stable à 6,37%, l'italien se maintenant autour de 5,50% en attendant la BCE.

"(Le plan de la BCE) va constituer une aide précieuse, mais ça ne va pas être un médicament miracle", prévient Alan Clarke, économiste chez Scotia Capital.

Sur le marché des changes, l'euro consolide sa position, à 1,2615 dollar, après avoir gagné 1% par rapport au billet vert mercredi.

Les cours du pétrole sont également euphoriques à l'idée de voir les banques centrales adopter des mesures de soutien à la croissance, le Brent de mer du Nord et le brut léger américain gagnant tous deux autour de 1% à 114,15 et 96,52 dollars le baril respectivement.

Tangi Salaün pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant